tvplusafrique

Politique

PRIORITÉS IMMÉDIATES, ACTIONS À ENGAGER ET NIVEAU D’EXÉCUTION

PRIORITÉS IMMÉDIATES, ACTIONS À ENGAGER ET NIVEAU D’EXÉCUTION
Brice Clotaire Oligui Nguema impose une méthode de « cent jours » pour clarifier priorités et actions gouvernementales, garantissant des résultats visibles et un suivi rigoureux par tous les ministères.

Sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République et Chef du Gouvernement, le Conseil des ministres s’est réuni le lundi 5 janvier 2026. Cette rencontre marque une étape importante dans la méthode de travail voulue par le Chef de l’État. Selon lui, l’action gouvernementale doit être mieux organisée, mieux suivie et surtout produire des résultats visibles dans des délais courts.


Au cœur de cette nouvelle dynamique se trouve la règle des « cent jours », imposée à tous les membres du Gouvernement à travers des lettres de mission strictes et précises.


Une méthode commune et non négociable


Le Président de la République a exigé la mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non négociable de pilotage de l’action gouvernementale. Autrement dit, chaque ministère doit travailler selon les mêmes règles, avec les mêmes outils et les mêmes exigences de suivi.


Cette méthode vise à éviter la dispersion, les retards et les promesses non tenues. Elle permet aussi de comparer les performances des ministères et d’identifier rapidement les blocages. Pour le Chef de l’État, gouverner ne se limite plus à annoncer des projets : il faut désormais prouver, chiffres et délais à l’appui, que l’action avance.


Trente jours pour présenter une feuille de route claire


Dans chaque lettre de mission, le Président a fixé un délai précis : sous trente jours, chaque ministre devra transmettre une feuille de route des cent jours. Ce document est central. Il doit expliquer, de manière simple et structurée, ce que le ministère compte faire dans les trois premiers mois.


La feuille de route doit préciser plusieurs éléments essentiels. D’abord, les priorités immédiates, c’est-à-dire les urgences à traiter sans attendre. Ensuite, les actions à engager, qu’il s’agisse de nouvelles réformes, de projets à lancer ou de décisions administratives à prendre. Les actions déjà lancées doivent aussi être listées, avec un point clair sur leur niveau d’exécution.


Faire le point sur ce qui est déjà en cours


L’une des grandes nouveautés de cette approche est l’obligation de rendre compte de l’existant. Chaque ministre doit indiquer ce qui a déjà commencé, ce qui avance bien et ce qui est en retard. Le niveau d’exécution doit être précisé : action non démarrée, en cours, presque achevée ou terminée.


Cette exigence permet d’éviter les effets d’annonce. Elle oblige les responsables à regarder la réalité en face et à expliquer les difficultés rencontrées. Elle favorise aussi la continuité de l’État, en valorisant les projets utiles, même s’ils ont été lancés auparavant.


Des responsables clairement désigné


Autre point clé : la désignation des responsables. Pour chaque action prévue dans les cent jours, un responsable doit être clairement identifié. Il peut s’agir d’un directeur, d’un secrétaire général ou d’un chef de projet.


Cette règle met fin au flou et aux responsabilités partagées. En cas de retard ou d’échec, il sera plus facile de comprendre pourquoi et de prendre des mesures correctives. À l’inverse, les réussites pourront être reconnues et encouragées.


Des résultats attendus et mesurables


Le Président de la République insiste également sur les résultats attendus. Chaque action doit avoir un objectif clair et mesurable. Il ne s’agit plus seulement de « réfléchir » ou de « préparer », mais d’obtenir des effets concrets pour les citoyens.


Ces résultats peuvent prendre plusieurs formes : amélioration d’un service public, réduction des délais administratifs, lancement effectif d’un chantier, ou encore adoption d’un texte attendu. L’important est que l’impact soit visible et compréhensible par tous.



Le Conseil des ministres comme outil de suivi


La réunion du Conseil des ministres du 5 janvier 2026 s’inscrit dans cette logique de suivi rigoureux. Elle ne se limite plus à l’adoption de décisions formelles. Elle devient un espace de contrôle, d’évaluation et d’orientation.


Sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil est appelé à examiner régulièrement l’état d’avancement des feuilles de route. Les ministres devront expliquer ce qui a été fait, ce qui reste à faire et les raisons des éventuels retards.



Une pression forte, mais assumée


Cette approche des cent jours met une forte pression sur les membres du Gouvernement. Les délais sont courts et les attentes élevées. Mais pour le Chef de l’État, cette exigence est nécessaire face aux défis du pays et aux attentes des populations.


En imposant une méthode claire, des priorités définies et un suivi strict, le Président veut instaurer une culture de résultats. Les cent jours deviennent ainsi un test de crédibilité pour chaque ministre et, plus largement, pour l’action gouvernementale dans son ensemble.



À travers cette démarche, le message est sans ambiguïté : le temps de l’action est venu. Les promesses doivent désormais se traduire en actes, rapidement et efficacement.

Par Pamphil

Top Articles