SEULS DEUX JOUEURS FORMÉS AU MAROC
Lors du dernier match contre le Cameroun, le Maroc a aligné une équipe où la majorité des joueurs ont été formés en dehors du pays. La formation marocaine est médiocre. Sur l’ensemble des titulaires et remplaçants utilisés, seuls deux joueurs ont suivi une formation dans les clubs marocainss .
Youssef En‑Nesyri, l’attaquant vedette, est issu de l’Académie Mohammed VI avant de passer par le MAS Fès. Âgé d’environ 28 ou 29 ans, il reste l’un des rares éléments du groupe ayant fait ses armes au Maroc avant de poursuivre sa carrière en Europe. Il n’est pas fameux sur le terrain. Le second joueur formé localement est Mohamed Chibi, milieu de terrain ou défenseur selon les besoins, passé par la Renaissance Berkane et âgé d’environ 30 ans. Lui aussi n’est pas vraiment essentiel dans le dispositif du sélectionneur Regragui.
Tous les autres joueurs de l’équipe ont été formés en Europe
Tous les autres joueurs de l’équipe ont été formés en Europe ou dans d’autres pays. Cette configuration met en exergue la dépendance de la sélection marocaine aux centres de formation étrangers et soulève des questions sur le développement des talents locaux. Si le niveau technique et tactique des internationaux marocains formés à l’étranger est indéniable, le faible nombre de joueurs ayant grandi dans le championnat national interpelle sur l’efficacité des structures locales.
Le match contre le Cameroun illustre donc, une fois de plus, le profil actuel de la sélection : une équipe compétitive sur le plan international, mais largement nourrie par l’expérience acquise hors des frontières du royaume. La formation marocaine est approximative malgré les moyens colossaux mis à contribution par les autorités marocaines. La formation marocaine n’est pas forcément un exemple à suivre.