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COMMISSION MULTIPARTITE À PIED D’ŒUVRE

COMMISSION MULTIPARTITE À PIED D’ŒUVRE
Crise de l’éducation au Gabon : commission multipartite active, enseignants grévistes unifiés, négociations ouvertes pour régularisation, amélioration des conditions, reprise rapide des cours et sortie durable de crise nationale urgente.

Après plusieurs semaines de paralysie du système éducatif gabonais, une lueur d’espoir semble enfin se dessiner à l’horizon. Les revendications portées par les enseignants grévistes qui se sont ouverts au dialogue sont désormais sur la table des négociations, à l’issue de 48 heures de travaux préparatoires tenus au complexe Alibandeng, dans le 1er arrondissement de la capitale gabonaise. Réunis autour d’une commission multipartite, partenaires sociaux, représentants des enseignants grévistes et membres du gouvernement ont tenté de jeter les bases d’une sortie de crise durable, dans l’intérêt de tous.


Une commission multipartite déjà à pied d’œuvre


Face à l’ampleur de la crise qui affecte l’école gabonaise sur toute l’étendue du territoire national, les autorités ont opté pour une approche concertée. Une commission multipartite a été mise en place et s’est immédiatement attelée à la tâche. L’objectif affiché est de tenter de trouver des solutions durables et consensuelles, capables de répondre aux préoccupations des enseignants tout en garantissant la continuité du service public de l’éducation.


Pendant deux jours, les travaux préparatoires du comité de suivi de la crise dans le secteur de l’éducation ont permis de faire le point sur les principaux sujets de discorde. Ces échanges ont constitué un dernier réglage avant la décision finale, attendue après la saisine du vice-président du gouvernement.


Harmonisation des positions des enseignants grévistes


L’un des faits marquants de ces assises est l’harmonisation des positions des enseignants grévistes. Réunis au sein de différents collectifs, ces derniers ont réussi à accorder leurs violons sur les points querellés à l’origine de l’arrêt des cours. Une avancée notable dans un contexte où les divergences internes avaient parfois affaibli la portée du mouvement.


Ce consensus a permis de présenter une plateforme revendicative unifiée, facilitant ainsi les discussions avec la tutelle. En mettant de l’eau dans leur vin, les enseignants ont choisi de privilégier l’efficacité du dialogue social afin de sortir de l’impasse qui pénalise avant tout les élèves et leurs familles.


Des revendications axées sur la régularisation et les conditions de vie


Au cœur des revendications figure la régularisation des situations administratives et financières des enseignants. Un problème ancien, mais toujours d’actualité, qui alimente un profond sentiment d’injustice au sein du corps enseignant.


Jean Chrysostome Ndong Ndong, porte-parole de SOS Éducation, n’a pas mâché ses mots pour décrire la réalité vécue par de nombreux enseignants. Selon lui, « régularisation des situations administratives et financières. C'est exactement à ce niveau que les enseignants voudraient s'arriver principalement. Il y a des enseignants dans la salle qui travaillent depuis 35 ans et qui n'ont pas leur salaire intégral. Amélioration des conditions de vie et de travail. Il a été mis que pour l'ouverture des commissions parties par le vice-président du gouvernement, la Commission sera représentée par trois représentants dont le président, le rapporteur et le secrétaire ».


Ces propos mettent en lumière la gravité des dysfonctionnements dénoncés, notamment les carrières bloquées, les rappels de solde non versés et les salaires amputés, parfois sur plusieurs décennies.


La recherche d’une sortie rapide de crise


Au-delà des revendications matérielles, l’enjeu principal reste la reprise rapide des cours. La crise actuelle paralyse la vie scolaire et compromet le calendrier académique, avec des conséquences directes sur les examens nationaux et l’avenir des apprenants.


Les discussions engagées visent donc un retour en urgence à la sérénité dans l’école gabonaise. La commission multipartite travaille à identifier des solutions à court, moyen et long terme, afin d’éviter que ce type de crise ne se reproduise. Ce round des négociations est un pas très important pour l’ensemble des acteurs impliqués.


L’appel au dialogue de la ministre de l’Éducation nationale


Présente lors des travaux, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume, a tenu à rappeler l’importance du dialogue, même en période de tension. Dans une déclaration empreinte de réalisme politique, elle a souligné la nécessité de répondre aux invitations à la concertation.


« Quelle que soit la crise, il faut toujours répondre à l'appel. C'est ce qu'il y a derrière la pelle ce qu'on va vous dire que vous pouvez rejeter parce que si on travaille ensemble, c'est ceux qui sont à la table de négociation qui font avancer les vous pouvez toujours euh malheureusement être pour certains en dehors mais après c'est ceux qui sont là qui vont aider à la décision », a-t-elle déclaré.


Un message adressé aux différentes parties prenantes : seules les discussions inclusives et structurées permettent de faire avancer les choses et d’aboutir à des décisions concrètes.


Une étape décisive avant la saisine du vice-président


À l’issue de ces travaux préparatoires, les conclusions de la commission doivent être transmises au vice-président du gouvernement. Cette saisine marque une étape cruciale dans le processus de résolution de la crise. Les recommandations issues des échanges serviront de base à la décision finale, attendue avec impatience par l’ensemble de la communauté éducative.


La composition de la commission, avec ses représentants clairement identifiés, vise à garantir un suivi rigoureux des engagements qui pourraient être pris. L’enjeu est désormais de transformer les promesses en actes, afin de restaurer la confiance entre l’État et les enseignants.


Entre espoir et vigilance


Si ces discussions constituent une avancée notable, les enseignants restent prudents. Les précédentes crises ont souvent laissé un goût amer, en raison de décisions tardives ou partiellement appliquées. Cette fois-ci, le collectif SOS Éducation affirme rester mobilisé, tout en donnant sa chance au dialogue.


La présence de tous les acteurs autour de la table des négociations nourrit néanmoins un optimisme mesuré. Pour beaucoup, ce processus pourrait enfin permettre de lever les blocages structurels qui minent le système éducatif depuis des années.


Vers une issue durable ?


Le travail préparatoire mené au complexe Alibandeng a permis de parler d’une même voix et d’explorer des pistes de solution réalistes. Reste désormais à concrétiser ces échanges par des mesures fortes et applicables. La balle est dans le camp de la tutelle, appelée à trancher dans un climat social encore fragile.


Dans l’attente des décisions finales, l’école gabonaise retient son souffle. Entre espoir de réformes profondes et crainte d’un enlisement, ce nouveau chapitre du dialogue social pourrait bien marquer un tournant décisif pour l’avenir du système éducatif national.


 


 

Par Pamphil

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