tvplusafrique

Education

SNEC, PRÉAVIS DE GRÈVE RÉACTIVÉ

SNEC, PRÉAVIS DE GRÈVE RÉACTIVÉ
Six principales revendications

Le Syndicat National des Enseignants-Chercheurs (SNEC) de l'Université Omar Bongo (UOB) a réactivé son préavis de grève, qui avait été déposé le 7 octobre 2025, ce mardi 20 janvier 2026. Son président, le professeur Maturin Ovono Ebe, a présenté six revendications non négociables et accordé un ultimatum de huit jours aux autorités pour ouvrir le dialogue, faute de quoi un arrêt des activités est à prévoir.


Réactivation d’un préavis


Le SNEC UOB a six principales revendications qui font l’objet non d’un dépôt de préavis de grève, mais de la réactivation d’un préavis de grève qui avait déjà été déposé le 7 octobre 2025.


Le SNEC UOB revendique la mise en place urgente d’une commission tripartite.


Cette dernière vise à « examiner et faire aboutir toutes les situations administratives jusqu’à leur mise en solde. »


Le SNEC UOB revendique l’apurement intégral de la dette pédagogique de 464 937 832 FCFA comptant pour l’année universitaire 2022-2023.


« Je vais revenir sur 2022-2023. Je vous disais tantôt que la dette de l’université s’élève à plus d’un milliard de francs. Parce que nous savons que l’État ne peut pas tout régler maintenant, il nous reste un semestre pour le compte de l’année 2024-2025. Mais nous préférons taire d’abord cette revendication pour permettre à l’État de remonter à l’année 2022-2023 où il reste encore plus de 464 millions à payer aux enseignants. Nous faisons cette proposition parce que nous sommes un partenaire social, nous ne pouvons pas exiger de l’État de nous payer le milliard tout de suite. Nous savons que si les 464 millions sont payés, nous pourrons nous asseoir avec les autorités rectorales pour voir comment payer progressivement le reste de la dette. »


LE SNEC UOB REVENDIQUE AUSSI LA FIN DE LA PRÉCARITÉ ADMINISTRATIVE À L’UNIVERSITÉ OMAR BONGO.


Depuis deux ans, l’Université Omar Bongo fonctionne sans certains responsables administratifs. « Nous parlons d’un vice-doyen à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. » Depuis deux ans, depuis l’arrivée de la transition et la nomination des nouvelles autorités de l’Université Omar Bongo, il avait été nommé un vice-doyen, mais qui malheureusement a aussi été nommé député de la transition. « Et le vice-doyen avait choisi ce jour-là d’aller à l’Assemblée. » C’est comme ça que depuis deux ans, la Faculté fonctionne sans son deuxième vice-doyen. Le vice-recteur vient de partir, il a été promu membre du gouvernement . Et depuis qu’il est parti, nous sommes sans vice-recteur. « Je ne parlerai pas du nombre de chefs de département qui ne sont pas à leur poste et dont les postes sont assurés par des bénévoles qui ne sont pas nommés en Conseil des ministres mais en interne. »  Aussi, depuis la perte la directrice de la scolarité, son poste reste toujours à pourvoir. Donc, cette précarité participe au dysfonctionnement de l’Université et du ralentissement de ses activités.


Le SNEC UOB revendique bien évidemment la régularisation juridique de l’institut de langue.


« Je voudrais dire ici que l’Université Omar Bongo a ouvert un institut de langue depuis l’année académique 2025-2026. » La décision a été prise en conseil d’administration. Certes, la démarche a obéi aux règles, car elle est partie du conseil d’établissement, est ensuite passée au conseil d’université et a été entérinée par le conseil d’administration. Malheureusement, cet institut de langue n’est pas encore régi soit par une ordonnance, soit par un décret. « C’est pour cela que nous demandons à l’État de sortir cet institut de cette clandestinité. »


Le SNEC UOB revendique l’électrification des salles de classe.


« Voyez, le problème se pose, le problème de capacité d’accueil. Or, avec les 8 000 places que nous avons, on assure 24 000 places en fonds de roulement, 8 fois trois, 24. Parce que nous partons de 8h à 12h, de 12h à 16h, de 16h à 20h. On peut accueillir 8 000 étudiants par tranche, ce qui fera 24 000 places et qui pourrait résoudre le problème des effectifs pléthoriques, mais nous ne pouvons pas le faire si les salles de classe ne sont pas électrifiées. Nous sollicitons de l’État qu’il électrifie toutes les salles de classe pour pouvoir les utiliser au maximum. »


Le SNEC UOB revendique l’arrêt du port de l’uniforme par la toute nouvelle faculté des sciences.


« Vous savez, depuis deux ans déjà, l’Université Omar Bongo a une troisième faculté, la Faculté de Sciences. » Tout en applaudissant et en s’en félicitant,  le SNEC-UOB nous dénonce l’usage d’un signe distinctif. « Tous les étudiants de l’Université Omar Bongo doivent être logés à la même enseigne au niveau du port vestimentaire. » Il est hors de question qu’une faculté amène ses étudiants à porter un uniforme au milieu des autres étudiants. « Nous revendiquons l’arrêt sans délai du port de l'uniforme par la Faculté de Sciences de l’Université Omar Bongo. »


L'urgence est désormais de mise. Le compte à rebours est lancé pour les autorités gabonaises, qui doivent impérativement saisir cette main tendue pour l'ouverture d'un dialogue tripartite.

Par NZENGUE BOULENDE

Top Articles