PRÉVENUS À LA BARRE CE 30 JANVIER 2026
Après de longs mois de silence judiciaire, l’affaire du naufrage du ferry Esther Miracle, exploité par la société Royal Coast Marine, revient au-devant de la scène judiciaire. Selon le rôle d’audience du Tribunal de première instance de Libreville, une audience correctionnelle ordinaire est fixée au vendredi 30 janvier 2026 à partir de 8 heures, au palais de justice de Libreville, rapporte presse judiciaire gabonaise.
Une procédure classée parmi les affaires anciennes
Inscrit au rang des affaires anciennes, ce dossier met en cause plusieurs prévenus, dont l’ancien Directeur général de la Marine marchande, Fidèle Angoué Mba. Les faits poursuivis s’inscrivent dans l’un des drames maritimes les plus marquants de ces dernières années au Gabon, tant par son ampleur humaine que par les interrogations qu’il a suscitées sur les responsabilités institutionnelles.
Un drame maritime aux lourdes conséquences humaines
Le ferry Esther Miracle avait sombré le 9 mars 2023 alors qu’il assurait la liaison maritime vers Port-Gentil. Le bilan officiel faisait état d’au moins 21 passagers décédés, tandis que 16 autres n’ont jamais été retrouvés. Ce naufrage avait profondément choqué l’opinion publique et relancé le débat sur la sécurité du transport maritime au Gabon.
Des chefs d’accusation particulièrement graves
D’après les documents judiciaires exploités, les prévenus devront répondre de plusieurs qualifications pénales lourdes, notamment homicide involontaire, blessures involontaires, omission de porter secours, faux et usage de faux, ainsi que mise en danger de la vie d’autrui. Ces infractions sont poursuivies sur le fondement de diverses dispositions du Code pénal en vigueur.
L’attente des familles et des rescapés
Pour les familles des victimes et les survivants, cette audience est perçue comme une étape décisive dans la quête de vérité et de justice. Depuis le drame, les collectifs de parents dénoncent la lenteur de la procédure et l’absence de décisions judiciaires concrètes, estimant qu’aucun deuil ne peut être pleinement fait sans clarification des responsabilités.
Très attendu, le rendez-vous judiciaire du 30 janvier 2026 pourrait ainsi marquer un tournant majeur dans ce dossier emblématique des tragédies de transport qu’a connues le Gabon.