LES COURS REPRENDRONT RÉELLEMENT QUAND ?
À Libreville, l’inquiétude grandit au sein de la communauté scolaire. Élèves du primaire comme du secondaire se posent tous la même question : quand est-ce que les cours vont réellement reprendre ? Depuis plusieurs jours, de nombreux apprenants se rendent dans leurs établissements respectifs, souvent sans obtenir de réponses claires sur la situation.
Des élèves présents, mais des classes vides
Au Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB), la scène est révélatrice du malaise actuel. Les élèves, munis de leurs sacs et cahiers, ont répondu présents à l’appel de l’école. Sur place, certains ont constaté la présence de quelques enseignants dans l’enceinte de l’établissement. Pourtant, malgré cette présence, aucun cours n’a été dispensé.
« Nous sommes venus comme d’habitude, mais on nous a dit d’attendre. Finalement, nous sommes repartis sans avoir fait un seul cours », témoigne un élève du LTNOB, visiblement frustré. Cette situation alimente la confusion et le découragement chez des élèves déjà préoccupés par le retard accumulé dans le programme scolaire.
Une situation généralisée à Libreville
L’interrogation des élèves du LTNOB n’est pas un cas isolé. Dans plusieurs autres établissements secondaires et primaires de Libreville, le constat est le même. Les élèves se déplacent, parfois sur instruction verbale ou par habitude, mais repartent sans enseignement effectif.
Du côté des parents, l’incompréhension est également palpable. Beaucoup s’inquiètent pour l’avenir scolaire de leurs enfants, notamment en ce qui concerne la préparation aux examens de fin d’année. « On ne sait plus quoi faire. Les enfants vont à l’école, mais ils ne font rien », déplore une mère d’élève du primaire.
Couacs et communication mensongère
Jusqu’à présent, toutes les communications officielles claires n'ont permis d’obtenir l’effet escompté. La date précise pour la reprise effective des cours est devenue une équation à plusieurs inconnues. Ce manque de certitude accentue le flou et laisse place aux rumeurs et aux spéculations.
En attendant des clarifications des autorités compétentes, élèves et parents restent dans l’expectative. Tous espèrent une reprise rapide et organisée des cours afin de sauver une année scolaire mal partie.