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TERRORISME ET GROUPES ARMÉS : LA MUTATION DES MENACES TRANSNATIONALES

TERRORISME ET GROUPES ARMÉS : LA MUTATION DES MENACES TRANSNATIONALES
La menace terroriste n’a pas disparu : elle s’est transformée. Moins territoriale qu’au temps des « califats », elle est devenue diffuse, technologique et transnationale, portée par des groupes fragmentés mais actifs en 2025-2026.

Entre 2014 et 2019, l’État islamique (EI) contrôlait des territoires en Irak et en Syrie, avec des bastions comme Mossoul et Raqqa. Depuis la chute de ce proto-État, la dynamique s’est déplacée vers des branches régionales et des réseaux décentralisés. Des groupes affiliés restent actifs, notamment ISWAP autour du lac Tchad et ISSP au Sahel, impliqué dans plusieurs projets d’attaque et démantèlements en 2025.


Dans la zone sahélienne, des coalitions régionales comme l’Alliance des États du Sahel (AES) ont annoncé en 2025 le renforcement de dispositifs militaires conjoints face à la hausse des attaques.


Des attaques récentes, des acteurs multiples


Les années 2025-2026 illustrent la diversité des groupes et des terrains :


- Juillet 2025 (Nigeria) : attaque du groupe Lakurawa, lié à l’EI Sahel, dans l’État de Sokoto.


- Janvier 2025 (zone Bénin–Burkina–Niger) : opération meurtrière revendiquée par JNIM, affilié à Al-Qaïda.


- Début 2026 (Pakistan) : série d’attentats coordonnés de l’Armée de libération du Baloutchistan (BLA) contre des cibles sécuritaires.


En parallèle, plusieurs États — dont l’Algérie — ont annoncé en 2025 des opérations de neutralisation et de démantèlement de cellules armées.


Réseaux souples et technologies accessibles


Les organisations hiérarchiques ont cédé la place à des cellules autonomes, souvent liées à des trafics et économies criminelles locales. Les modes d’action reposent de plus en plus sur les messageries chiffrées, la propagande numérique, les financements opaques et l’usage de drones commerciaux modifiés — une tendance soulignée dans des rapports onusiens récents.


Une riposte internationale en adaptation


La réponse s’organise à plusieurs niveaux : activation de forces régionales par la CEDEAO en 2025, opérations d’Interpol contre les circuits de financement, et nouvelles initiatives du Conseil de sécurité de l’ONU en 2026. Mais les experts estiment que l’approche strictement militaire montre ses limites.


La menace terroriste est désormais polymorphe : elle prospère dans les zones fragiles et s’adapte rapidement. Sa réduction durable passe autant par la sécurité que par la gouvernance, le développement et la prévention de la radicalisation.

Par LINA M

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