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SONT-ILS VRAIMENT DE MOINS DE 17 ANS ?

SONT-ILS VRAIMENT DE MOINS DE 17 ANS ?
U17 Uniffac : Gabon, Cameroun, Guinée Équatoriale, scandale d’âges

À première vue, tout semble normal. Des équipes de jeunes, des matchs excitants et des supporters enthousiastes. Mais   une question brûlante circule dans les gradins et sur les réseaux sociaux : ces joueurs sont-ils vraiment âgés de moins de 17 ans ? Le Gabon, le Cameroun et la Guinée Équatoriale sont régulièrement accusés de « bidouiller » les âges de leurs jeunes footballeurs. Et ce n’est pas nouveau.


Dans les coulisses du football africain, des dizaines de scandales ont éclaté au fil des années. Des joueurs seniors ont été inscrits dans des catégories juniors, des certificats de naissance falsifiés et des tests osseux contournés. Alors pourquoi le public devrait-il croire que les équipes actuelles respectent vraiment les limites d’âge ?


La tricherie sur les âges : un problème systémique


La fraude sur les âges n’est pas qu’un petit délit local. C’est un fléau qui touche plusieurs pays d’Afrique centrale. Les accusations sont récurrentes : joueurs plus âgés que la limite officielle participent à des tournois U17, U20 et parfois même aux sélections olympiques. Les motifs sont évidents : plus l’âge est avancé, plus l’expérience physique et technique est développée. Résultat ? Des équipes soi-disant de jeunes ont souvent un avantage déloyal sur leurs adversaires.


Au Gabon, certains anciens observateurs du football se demandent si le phénomène n’est pas devenu culturel. Des joueurs âgés de 19 ou 20 ans auraient parfois été inscrits comme U17 pour renforcer les chances de qualification. Le Cameroun, malgré son statut de leader régional, n’échappe pas aux critiques. Des anciens scandales de la Fédération camerounaise ont révélé que plusieurs joueurs inscrits en U17 étaient clairement plus âgés que la limite légale. Quant à la Guinée Équatoriale, le pays a lui aussi été épinglé pour des pratiques similaires lors des éditions précédentes.


Des certificats de naissance… parfois fantaisistes


L’un des moyens les plus courants pour « régler » la limite d’âge est de falsifier les documents officiels. Certificats de naissance, passeports, dossiers scolaires… tout peut être manipulé. Dans certains cas, les joueurs eux-mêmes ne savent pas toujours leur âge exact, surtout dans des régions où l’état civil est peu structuré.


Une source proche de la fédération gabonaise confiait récemment : « Il arrive que des joueurs aient deux dates de naissance différentes selon les documents. Quand on compare avec le reste du continent, cela devient très difficile à contrôler » Le problème est identique au Cameroun et en Guinée Équatoriale. Les fédérations locales n’ont pas toujours les moyens ou la volonté de vérifier chaque dossier. Parfois, elles encouragent les joueurs à réduire leur âge. Il en est de même des entraîneurs des petites catégories et des présidents des clubs de football qui en font une activité. 


Les tests osseux : solution imparfaite


Pour tenter de limiter la tricherie, certaines compétitions africaines ont recours aux tests osseux radiologiques. Mais ces tests sont loin d’être fiables à 100 %. Une marge d’erreur de plusieurs mois, voire de deux ans, peut exister. Les jeunes joueurs soumis à ces tests peuvent être considérés comme U17 alors qu’ils ont en réalité 18 ou 19 ans.


Cette faille alimente le scepticisme du public. Les supporters et analystes ne cessent de se demander : quand on voit un joueur déjà très grand et physiquement imposant, peut-il vraiment avoir moins de 17 ans ? La réponse est souvent incertaine, mais le doute persiste et alimente la polémique avant même le début du tournoi.



Cameroun : un géant qui fait trembler… mais avec quels joueurs ?


Le Cameroun reste le tenant du titre du tournoi Uniffac U17. Une équipe réputée solide, avec un effectif jeune… sur le papier. Mais les observateurs ne peuvent s’empêcher de poser la question : ces stars en herbe sont-elles réellement des U17 ?


Historiquement, plusieurs équipes camerounaises ont été accusées de faire jouer des jeunes plus âgés dans les compétitions de la CAF et de l’Uniffac. Les performances impressionnantes du Cameroun peuvent donc avoir deux lectures : soit le pays possède une formation exceptionnelle de jeunes talents, soit certains joueurs ont réduit leur âge pour être admissibles. Dans les deux cas, le débat est lancé.


Le cas du Gabon 


Le Gabon est au centre de toutes les attentions. Les supporters veulent voir une équipe compétitive, mais les critiques fusent sur l’âge réel des joueurs. Les rumeurs circulent sur les réseaux sociaux : certains auraient déjà 18 ans ou plus et seraient présentés comme U17 pour donner l’illusion d’une relève prometteuse. Dans les ligues provinciales on s’acharne à changer l’âge des joueurs pour gagner des matches et avoir un ou deux éléments au sein de l’équipe nationale des U17. 


Cette suspicion est d’autant plus vive que le Gabon a déjà été impliqué dans des scandales similaires lors de tournois précédents. Les experts du football local s’inquiètent de l’image que renvoie le pays : « Si nos jeunes ne respectent pas l’âge légal, comment la CAF et l’Uniffac peuvent-elles nous prendre au sérieux ? »


Guinée Équatoriale : le petit pays aux grandes rumeurs


La Guinée Équatoriale, malgré sa taille modeste, fait souvent parler d’elle pour ses performances dans les tournois de jeunes. Mais là encore, la question de l’âge réel des joueurs se pose. Des sources anonymes affirment que des joueurs bien plus âgés ont déjà été inscrits en U17, donnant un avantage certain à l’équipe.


Pourquoi ce flou persiste-t-il ?


Plusieurs raisons expliquent cette situation :




  • L’état civil peu fiable dans certaines régions.




  • Le manque de contrôle strict par les fédérations locales et internationales.




  • La tentation de faire gagner son pays à tout prix, même si cela signifie contourner les règles.




Le résultat ? Les tournois U17 d’Afrique centrale sont régulièrement entachés de suspicion. Le public, qui devrait se concentrer sur le talent des jeunes, se retrouve à questionner l’intégrité des équipes et des fédérations.


Quand seront-ils transparents ?


Pour que ces compétitions retrouvent leur crédibilité, des mesures drastiques doivent être prises :




  • Renforcer le contrôle des documents officiels.




  • Mettre en place des tests médicaux fiables et standardisés.




  • Sanctionner les équipes et fédérations qui trichent.




Sans cela, chaque tirage au sort, chaque match et chaque victoire restera entaché par le doute. Les jeunes talents méritent d’être jugés sur leurs performances et non sur des rumeurs de falsification d’âge.


Le vrai défi n’est pas sur le terrain mais dans l’âge


Le tirage au sort du tournoi U17 de l’Uniffac fait  planer une question : les joueurs sont-ils réellement de moins de 17 ans ? Entre Gabon, Cameroun et Guinée Équatoriale, les soupçons de fraude sur l’âge persistent. Le Groupe A de ce tournoi est constitué de la République démocratique du Congo, du Congo Brazzaville et de la République centrafricaine. Les mêmes suspicions vont également peser sur l’âge réel de certains éléments. 


Le football africain a besoin de transparence pour valoriser ses jeunes talents. Sinon, le vrai défi de ces tournois ne sera jamais sur le terrain, mais dans la vérification des âges.


Rappelons que le tirage au sort du tournoi U17 de l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale (Uniffac), qualificatif pour la Coupe d’Afrique des nations de la catégorie, s’est tenu à Libreville. Le Gabon a été placé dans la poule B, où il affrontera le Cameroun, tenant du titre, et la Guinée Équatoriale. La compétition s’annonce intense, avec de jeunes talents prêts à briller sur la scène régionale et à montrer que l’avenir du football africain passe par la relève. Le tournoi débutera dans quelques semaines, sous haute surveillance des fédérations.


 

Par Pamphil

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