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PASSER DE 24 À 28 ÉQUIPES

PASSER DE 24 À 28 ÉQUIPES
CAN 2027 : passage à 28 équipes et tous les quatre ans

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) pourrait connaître un changement radical à l’horizon 2027. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a évoqué une réforme de grande envergure portant à la fois sur la périodicité et sur le nombre de sélections participantes. Deux changements sont ainsi à l’étude. Un passage à une compétition organisée tous les quatre ans et une extension du tournoi de 24 à 28 équipes.


Une réforme structurelle en réflexion


Depuis plusieurs années, la CAN se tient tous les deux ans. Ce rythme soutenu distingue la compétition africaine d’autres grands tournois continentaux, comme l’Euro ou la Copa América, qui ont déjà évolué vers des formats espacés. L’idée d’un passage à une périodicité quadriennale vise à aligner davantage la CAN sur les standards internationaux.


Pour la CAF, une telle réforme pourrait offrir plus de stabilité au calendrier international, souvent critiqué pour sa densité. Entre les éliminatoires de la Coupe du monde, les compétitions continentales et les championnats nationaux, les joueurs africains évoluant en Europe ou dans d’autres ligues sont régulièrement sollicités. Une CAN organisée tous les quatre ans permettrait de réduire cette pression.


Toutefois, ce changement aurait également des conséquences économiques. La CAN constitue l’un des principaux moteurs financiers de la CAF, tant en matière de droits télévisés que de partenariats commerciaux. Organiser la compétition moins fréquemment pourrait réduire certaines recettes à court terme, même si l’institution espère compenser par une valorisation accrue de l’événement.


De 24 à 28 équipes : vers plus d’inclusivité


L’autre proposition évoquée est l’augmentation du nombre de sélections participantes, passant de 24 à 28 équipes dès la CAN 2027. La dernière réforme majeure, entrée en vigueur en 2019, avait déjà élargi le tournoi de 16 à 24 nations. Cette évolution avait permis à davantage de pays d’accéder à la phase finale.


Le passage à 28 équipes s’inscrit dans la même logique d’ouverture. Pour de nombreuses fédérations africaines, cette expansion représente une opportunité sportive et économique. Participer à une phase finale offre une visibilité accrue, des recettes supplémentaires et une expérience internationale précieuse pour les joueurs.


Néanmoins, cette augmentation soulève des questions d’organisation. Un tournoi élargi implique un calendrier plus dense, davantage de stades et une logistique plus complexe pour les pays hôtes. Il faudra adapter le format de la compétition. Nombre de groupes, modalités de qualification pour les phases à élimination directe, et durée globale du tournoi.


La CAN 2027 en ligne de mire


La prochaine édition concernée par ces réformes serait celle prévue en 2027. Le pays hôte devra donc se préparer à accueillir potentiellement 28 équipes, avec tout ce que cela implique en matière d’infrastructures, de transport et de sécurité.


Pour la CAF, l’enjeu est double. Il s’agit d’assurer le succès sportif de la compétition, tout en renforçant son attractivité commerciale. L’élargissement pourrait permettre à de nouveaux marchés nationaux de s’identifier à la CAN, augmentant ainsi l’audience et l’intérêt des diffuseurs.


En parallèle, le passage à une périodicité quadriennale donnerait plus de temps aux pays organisateurs pour planifier leurs investissements et aux équipes pour construire des projets sportifs à long terme.


Un équilibre à trouver avec les clubs


La question du calendrier est au cœur des discussions. De nombreux clubs européens ont, par le passé, exprimé des réserves concernant la tenue de la CAN en pleine saison. Plusieurs joueurs africains évoluant dans les grands championnats sont contraints de quitter leur club pendant plusieurs semaines pour rejoindre leur sélection.


Un tournoi organisé tous les quatre ans pourrait atténuer ces tensions. Il réduirait la fréquence des absences et faciliterait les négociations entre fédérations et clubs. Cependant, la date précise de la compétition resterait déterminante. Organisée en hiver ou en été, la CAN n’a pas les mêmes répercussions sur les calendriers nationaux.


Réactions contrastées


Si la perspective d’une CAN élargie suscite l’enthousiasme de certaines fédérations, d’autres voix appellent à la prudence. Certains observateurs estiment qu’une multiplication des équipes peut diluer le niveau global de la compétition. D’autres considèrent au contraire que l’élargissement favorise la compétitivité et permet l’émergence de nouvelles nations ambitieuses.


Le débat porte également sur l’identité de la CAN. Organisée tous les deux ans depuis des décennies, elle occupe une place particulière dans le paysage sportif africain. Changer ce rythme reviendrait à modifier une tradition bien ancrée.


Une décision attendue


À ce stade, la réforme n’a pas encore été officiellement adoptée. Les discussions se poursuivent au sein des instances dirigeantes de la CAF. Le président Patrice Motsepe a indiqué que l’objectif restait de renforcer la compétitivité et la visibilité du football africain sur la scène mondiale.


Les prochains mois devraient permettre de préciser les contours du projet. Si elle est validée, cette double réforme constituera une nouveauté  historique pour la CAN.  


 


 

Par Pamphil

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