LES ENSEIGNANTS REPRENNENT LE POSTE
Deux semaines après la reprise effective des cours, le climat scolaire semble progressivement se stabiliser dans le secteur de l’éducation nationale. Malgré quelques manquements observés ici et là, élèves et enseignants retrouvent peu à peu l’ambiance scolaire, longtemps perturbée par les mouvements de grève.
C’est la majorité des enseignants, aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays, qui ont regagné leur poste. Une minorité peine encore à respecter pleinement ses obligations professionnelles.
Une reprise progressive dans les établissements
Le calme revient progressivement dans les établissements scolaires, même si la vigilance reste de mise au sein du corps enseignant. Le passage des agents des directions d’académies provinciales (DAP) dans plusieurs établissements a contribué à renforcer la présence effective des enseignants aux salles de classe.
Dans de nombreux collèges et lycées, les cours se déroulent désormais normalement. Les enseignants s’efforcent de rattraper le retard accumulé pendant la période de grève, afin de permettre aux élèves de poursuivre leur apprentissage dans les meilleures conditions possibles.
“Tous ont repris le cours, mais il y a certains qui font la grève perlée, c’est-à-dire qu’ils vont en troisième, et puis comme aujourd’hui, ils vont en troisième et puis ne vont pas dans les autres classes. Sinon, pour aujourd’hui, et puis vendredi, ceux-là ont décidé de ne pas faire cours. Ils ont appelé ça ‘16 morts’ ou ‘école morte’”, explique Paul Madoungu, principal du CES de Batavéa.
Des enseignants encore réservés
Si la reprise est largement effective, certains enseignants maintiennent encore une position réservée, invoquant des revendications non entièrement satisfaites. Cette situation oblige certains établissements à ajuster l’organisation des cours.
“J’exhorte les deux ou trois enseignants encore qui font de la résistance, à répandre les cours totalement pour le bien de nos enfants”, poursuit Paul Madoungu. Il appelle ses collaborateurs à faire preuve d’esprit patriotique et de responsabilité afin de garantir la réussite des apprenants et la stabilité du système éducatif.
Les autorités restent vigilantes
Des rumeurs évoquent d’éventuelles sanctions à l’encontre des enseignants absents ou réfractaires. Cependant, lors du point de presse du 12 février dernier, le porte-parole de la présidence a précisé qu’aucune sanction n’avait, à ce jour, été infligée à un enseignant.
Les autorités éducatives suivent de près la situation, conscientes que l’enjeu principal reste la continuité des enseignements et la préservation de l’intérêt des élèves.
“L’objectif est d'assurer la continuité des enseignements et préserver l’intérêt des élèves au cœur de toutes les préoccupations”, indique un responsable de la direction générale de l’éducation nationale
Gérer l’absence ponctuelle de certains enseignants
Après plusieurs semaines de grève, l’année scolaire reste fragile. Les enseignants et les élèves doivent rattraper le temps perdu, et la vigilance reste de mise. Certains établissements continuent d’appliquer des mesures spécifiques pour gérer l’absence ponctuelle de certains enseignants.
Malgré ces difficultés, le retour progressif à la normale est perçu comme un signe encourageant. Parents et élèves espèrent que la situation ne connaîtra plus de perturbations majeures et que les cours pourront se dérouler dans un climat stable et serein.
“Nous sommes optimistes, mais il faut rester prudents. L’éducation de nos enfants ne peut souffrir de tergiversations. Chaque enseignant a un rôle crucial à jouer”, conclut un parent d’élève rencontré à Libreville.
La reprise des cours dans l’éducation nationale marque donc un pas vers la stabilité, tout en révélant des tensions résiduelles qu’il faudra surveiller de près. L’année scolaire reste fragile, mais la volonté commune d’enseignants et d’élèves de rattraper le temps perdu montre que le secteur éducatif est sur la voie d’un retour à la normalité.