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LE CONSTAT RESTE PRÉOCCUPANT

LE CONSTAT RESTE PRÉOCCUPANT
Au cours de la campagne présidentielle d’avril 2025 au Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema avait promis aux Gabonais un retour à l’ordre dans la distribution de l’eau et de l’électricité, faisant des délestages et des coupures d’eau un lointain souvenir.

Un engagement de campagne remis au centre de l’action.


Près d’un an après son élection, le constat reste préoccupant , dans plusieurs quartiers de Libreville et à l’intérieur du pays, les populations peinent toujours à avoir accès au précieux liquide et continuent de subir des coupures d’électricité intempestives. Au-delà des difficultés persistantes dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, la montée au créneau du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de la séance de travail tenue le mardi 3 mars 2026, en présence du vice-président du gouvernement et des acteurs du secteur, n’a pas laissé les compatriotes indifférents.


Beaucoup y voient une volonté affichée de concrétiser un pan important de son projet de société, notamment en ce qui concerne l’amélioration de l’accès aux services essentiels et la réforme d’un secteur longtemps décrié pour ses dysfonctionnements. « Les Gabonais ont tous posé ce problème-là. Différencier les deux entités, c'est une solution », affirme un citoyen au Boulevard Triomphal.


Une réforme jugée nécessaire par plusieurs citoyens.


Face à cette réalité, le Président appuie aujourd’hui un projet déjà évoqué durant sa campagne, la séparation des services de l’eau et de l’électricité, afin d’améliorer la gestion et la desserte.


Pour Oscar, cette initiative va dans le bon sens. « Moi, ce que je dirais par rapport à la séparation de l'eau, de l'énergie et de l'eau courante, je dirais que c'est une bonne initiative. Il serait mieux qu'au moins la SCG s'occupe d'une partie et puis l'autre concurrent va prendre une autre partie. Au moins chacun va gérer de son côté », estime-t-il.


Même son de cloche chez Gisèle Béatrice, résidente du quartier Cocotier , « Je pense que s'ils divisent l'eau à part, le courant à part, ça peut aller. Les deux, l'eau et le courant, ça ne peut pas. Avant, ça passait. Mais pour le moment, le peuple est devenu nombreux. Donc ce que le Président a vu, c'est une bonne idée de diviser les deux services.»


 « Tantôt l'eau vient, tantôt c'est le courant qui part, tantôt c'est l'eau qui part. Si le Président fait ça, quand même, on va voir. » Ajoute-t-elle.


Mettre fin au monopole pour plus d’efficacité ?


Pour Jacques, habitant du quartier La Périe, la séparation des services relève d’une logique de gestion. « À partir du moment où, depuis des années, on voit ce que ça donne, le fait qu'une société ait le monopole de la distribution d'eau et de l'électricité, en disloquant les deux entreprises, cela décharge les charges pour une entreprise et permettra à celle qui serait chargée exclusivement de l'eau de mieux pallier la situation des populations. »


Il souligne également « il y a des quartiers aujourd'hui où les gens n'habitent pas parce qu'il n'y a pas d'eau. On ne peut pas vivre dans une ville où il n'y a pas d'eau, alors que nous sommes entourés d'eau. À mon avis, c'est une bonne idée. »


Un autre intervenant abonde dans le même sens.  « Si on peut différencier les deux secteurs, l'eau d'un côté, l'électricité d'un côté, ça peut résoudre le problème. La société est vraiment débordée. C'est difficile pour eux de régler tous ces problèmes-là. »


Reste désormais à savoir si cette réforme structurelle permettra effectivement de tourner la page des délestages et des coupures d’eau répétées, et de répondre durablement aux attentes des populations.


 

Par NZENGUE BOULENDE

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