UN FAUX COMMUNIQUÉ SUR LA VENTE DE PARCELLES CIRCULE EN LIGNE
Depuis quelques jours, un prétendu communiqué attribué à l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) circule largement sur les réseaux sociaux et les messageries privées. Ce document annonce l’ouverture d’une supposée vente de parcelles dans plusieurs zones du Grand Libreville, notamment à Okolassi et Bolokoboué. Après vérification, il s’agit d’une fausse information.
Un document trompeur
Le texte diffusé en ligne affirme que le Directeur général de l’ANUTTC, Gildas Adelphe Mickoto, lancerait une opération de vente de terrains à partir du 4 mars 2026 via une plateforme internet spécifique. Le message détaille également les prix des parcelles, les modalités de paiement et les documents à fournir pour finaliser l’acquisition.
Cependant, plusieurs éléments montrent qu’il s’agit d’un faux communiqué. Les informations relayées ne correspondent pas aux procédures officielles habituellement utilisées par les autorités gabonaises. De plus, le site internet mentionné dans le document ne correspond pas aux canaux institutionnels reconnus. Tout indique donc que ce message vise à tromper les citoyens et à créer une confusion autour d’une prétendue opération foncière.
Les autorités alertées
Face à la circulation de ce message, les autorités compétentes ont été informées. Les services concernés travaillent déjà à identifier l’origine de cette publication trompeuse afin d’éviter toute tentative d’escroquerie ou de manipulation de l’opinion publique.
Les responsables rappellent que les annonces officielles du gouvernement sont diffusées uniquement par les canaux institutionnels reconnus, notamment les plateformes administratives et les communiqués validés par les ministères concernés.
Des sanctions prévues par la loi
Au Gabon, la diffusion de fausses informations est sévèrement sanctionnée par le Code pénal. Le faux et l’usage de faux, ainsi que la propagation de fausses nouvelles susceptibles de troubler l’ordre public, peuvent entraîner jusqu’à cinq ans de prison et de lourdes amendes pouvant atteindre cinq millions de francs CFA.
Dans certains cas, lorsque ces fausses informations visent à porter atteinte à la sécurité ou à la stabilité du pays, les peines peuvent être encore plus lourdes. Les autorités préviennent que l’auteur de cette publication pourra être identifié et répondre de ses actes devant la justice.
En attendant, les citoyens sont invités à rester vigilants et à vérifier l’authenticité des informations avant de les partager.