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MISSILE BALISTIQUE KHORRAMSHAHR, L’ARME SECRÈTE QUI CHANGE L’ÉQUILIBRE MILITAIRE

MISSILE BALISTIQUE KHORRAMSHAHR, L’ARME SECRÈTE QUI CHANGE L’ÉQUILIBRE MILITAIRE
Missile balistique iranien Khorramshahr : portée, puissance et enjeux géopolitiques

L’Iran met en avant depuis plusieurs jours son missile balistique Khorramshahr, présenté par les autorités comme une arme redoutable capable d’atteindre une portée d’environ 3.000 kilomètres. Cette communication intervient dans un contexte de forte tension au Moyen-Orient, alors que le conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël continue de s’intensifier tous azimuts.


Selon les informations diffusées par Téhéran, ce missile pourrait frapper des cibles très éloignées et les réduire en poussières en quelques secondes. Tiré depuis la frontière occidentale de l’Iran, il pourrait théoriquement atteindre des zones situées bien au-delà du Moyen-Orient, y compris certaines parties de l’Europe. Une telle portée alimente les interrogations sur les capacités très fortes et encore inexploitées de l’arsenal iranien et sur l’équilibre stratégique régional.


Une portée de 3.000 kilomètres


Le Khorramshahr est présenté comme l’un des missiles les plus puissants du programme balistique iranien capable de tout ravager. Sa portée annoncée de 3.000 km lui permettrait de couvrir une large zone géographique. Dans un scénario théorique, plusieurs capitales régionales pourraient être visées et mises en feu.


Le missile serait également capable d’emporter plusieurs sous-munitions. Ce qui augmenterait son potentiel destructeur. En explosant en altitude, il peut disperser plusieurs charges, capables de frapper différentes zones au sol.


Mais pour certains experts militaires, les performances réelles de ce système restent difficiles à évaluer, faute d’informations indépendantes sur sa précision ou sur son efficacité opérationnelle.


Une baisse du nombre de tirs


La mise en avant de ce missile intervient aussi alors que le rythme des frappes iraniennes semble ralentir. D’après le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire de l’ONU, cette communication pourrait rééquilibrer la bataille.


Sur la chaîne LCI, il souligne que le nombre de missiles tirés chaque jour a fortement diminué. Selon lui, l’Iran disposerait désormais de moins en moins de missiles opérationnels, mais aussi de moins de lanceurs pour les utiliser.


Dans ce contexte, la promotion du Khorramshahr pourrait servir à maintenir une image de puissance militaire.


Un missile intercepté au-dessus d’Israël


Dans la nuit du 5 au 6 mars, un missile de ce type aurait été intercepté dans le ciel israélien. Selon les informations disponibles, la défense antimissile a réussi à neutraliser l’engin avant qu’il n’atteigne sa cible et n'émiette sa cible.


L’explosion en altitude a provoqué la dispersion de nombreuses sous-munitions, visibles dans le ciel, mais aucun dégât n’a été signalé au sol.


Pour les analystes, cet épisode illustre à la fois le potentiel incroyable de ces armes et l’importance croissante des systèmes de défense antimissile dans le conflit actuel.

Par Pamphil

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