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L'ENVERS DU DÉCOR GABONAIS, CES FOYERS OÙ LA FEMME DICTE SA LOI PAR LES COUPS DE POINGS ET LES IPPONS

L'ENVERS DU DÉCOR GABONAIS, CES FOYERS OÙ LA FEMME DICTE SA LOI PAR LES COUPS DE POINGS ET LES IPPONS
Femmes Gabonaises : force, domination et réinvention des rôles dans le mariage traditionnel.

Au Gabon, un phénomène inattendu s’impose dans les relations conjugales. Des femmes qui, non seulement rivalisent de force avec leurs époux, mais les maîtrisent et les projettent au sol. Un mari sur les fesses, plaqué au sol par sa femme ? C’est le spectacle que certaines femmes offrent aujourd'hui dans des foyers où le pouvoir a changé de camp. Ces femmes ne sont pas juste des partenaires. Elles sont des dominatrices, des pratiquantes de sports de combat comme le taekwondo ou le judo, prêtes à tout pour remettre leur mari à sa place. Finis les rôles traditionnels. Le mariage retrouve ses lettres de noblesse... mais avec une sacrée claque pour les idées reçues.


Le mariage gabonais : quand la femme prend le pouvoir


Dans une société où l'homme a longtemps été observé comme le pilier du foyer, ces femmes réécrivent les règles du jeu. Oubliez les clichés. Ce ne sont plus les hommes qui gardent la main sur les clés du pouvoir conjugal. Dans certains foyers, les scènes sont surréalistes. Une femme saisit les pieds de son mari, les décolle du sol et le projette violemment à terre. C’est la revanche de celles qu’on croyait faibles, fragiles, soumises. Une leçon de force et de domination physique qui ébranle les fondements d’une société encore très marquée par des rôles traditionnels.


Des femmes à la force surhumaine


Ces femmes sont des athlètes. Certaines sont grandes et charnues. D’autres ont pratiqué ou pratiquent des sports de combat, comme le taekwondo ou le judo, et ont sculpté leur corps pour devenir des machines de guerre. Pas juste pour défendre leur territoire, mais pour rétablir un équilibre de pouvoir dans leur mariage. Dans ce combat de l’invisible, elles transforment leurs bras musclés en instruments de justice, projetant leur mari à terre comme une réponse à des années de domination patriarcale.


Mais au-delà de la simple force physique, il s’agit de reprendre le contrôle. Car derrière ces gestes, il y a des femmes qui en ont assez de se plier aux exigences d'un mari autoritaire, parfois violent, et qui décident d’en finir avec la soumission. Il y a aussi celles qui ont vécu dans des mariages polygamiques où les hommes font la pluie et le beau temps. Cette violence signifie, pour certaines, une forme de rébellion, de revanche, voire de justice personnelle.


« Le mariage, c’est moi qui décide »


Oubliez les relations où l'homme décide de tout, où il est censé « diriger » le foyer. Le mariage, dans ces cas-là, est réinventé. Ces femmes ont choisi de reprendre le pouvoir. Dans leur conception du couple, l’équilibre passe par une certaine domination. Le mari n’est plus celui qui donne les ordres, mais celui qui finit sur le sol, humilié. Une inversion radicale des rôles.


Cela ne signifie pas que ces femmes sont des monstres de violence. Bien souvent, ces scènes de « justice » se déroulent dans l’intimité du couple. Mais elles sont dues à un sentiment de frustration accumulé, à des années d’injustices, de mauvais traitements, voire de violences psychologiques.  Ces bagarres sont aussi un message aux autres femmes. Vous n’êtes pas obligées de vous soumettre.


La nouvelle force féminine


Ces femmes corpulentes, souvent plus grandes et plus fortes que leurs maris, brisent les normes traditionnelles. Leur corps devient une arme de pouvoir, un moyen de se faire respecter. Dans un pays où les valeurs traditionnelles dictent encore une vision patriarcale du mariage, où un homme peut entretenir plusieurs Tchiza, ces femmes apparaissent comme des figures de résistance. Non seulement elles montrent que la force physique ne dépend pas du sexe, mais elles réécrivent également les codes du mariage. Leur force est une affirmation de leur indépendance et de leur capacité à prendre les choses en main, au sens propre comme au sens figuré. 


Elles sont des athlètes, des guerrières, de véritables Jeanne d'Arc , des dominatrices qui, en projetant leur mari au sol, redéfinissent les relations de pouvoir dans leur foyer. Finis les hommes qui imposent leur domination. Le mariage, avec elles, une arène où la femme peut aussi prendre le contrôle.


Révolte ou libération ?


Bien sûr, ces scènes peuvent choquer. Et certains diront que cette inversion des rôles pourrait dégénérer en violence. Mais pour ces femmes, c’est une libération. Une revanche sur des siècles d’inégalités et de domination masculine. Elles n’ont pas attendu que la société change pour revendiquer leur droit à la force, à l’autorité, à l’égalité. Elles ont pris les choses en main, et dans leur foyer, c’est elles qui sont les reines. Une manière de dire que, parfois, pour retrouver son équilibre dans un mariage, il faut d'abord chambouler les fondations.


Le mariage retrouve ainsi sa noblesse, non pas dans une vision traditionnelle de soumission et d’obéissance, mais dans une dynamique où chaque partenaire a sa place. Et où, parfois, c’est la femme qui doit montrer qu’elle est la véritable force du couple.


Une nouvelle vision du couple


Les scènes où une femme projette son mari au sol, ou ensanglate son visage sont le symbole d’une réévaluation radicale des rapports de pouvoir dans la société gabonaise. Ce n’est pas une simple inversion des rôles, mais une quête d’équité, une réclamation de justice pour celles qui en ont été privées trop longtemps. Ces femmes qui font mordre la poussière à leurs époux rappellent à tout un chacun que, dans un mariage, la force ne réside pas uniquement dans les bras de l’homme, mais peut aussi, et de plus en plus, résider dans ceux de la femme.


Ainsi, au Gabon, ces femmes montrent qu’elles sont prêtes à redéfinir le mariage. Un mariage où la femme n’est plus seulement l’épouse soumise et docile. Elle n’est plus celle qui rampe devant l’homme, mais l’égale, prend les choses en mains.  Celle qui fait mordre la poussière à son mari débauché, alcoolique, insolent ou qui découche tpour que chacun retrouve sa place dans cette union.


Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, célèbre les luttes et les avancées des femmes pour l'égalité, les droits humains et la justice sociale.  

Par Pamphil

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