HERMANN IMMONGAULT ANTICIPE L’IMPACT ÉCONOMIQUE DE LA CRISE AU MOYEN-ORIENT
Réuni en conseil interministériel hier, le gouvernement gabonais a examiné plusieurs dossiers d’importance, dont les possibles répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient. Face aux incertitudes internationales, les autorités entendent préserver la stabilité de l’économie nationale et protéger le pouvoir d’achat des populations.
Vigilance face aux risques internationaux
La rencontre a été marquée par une volonté claire : anticiper les conséquences indirectes du conflit sur l’économie gabonaise. Même si le pays n’est pas directement impliqué dans cette crise géopolitique, ses effets pourraient se faire sentir à travers l’évolution des marchés mondiaux, les chaînes d’approvisionnement ou encore les coûts du transport.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’une attention constante. « Même si notre pays n'est pas directement impliqué dans ce conflit, nous devons rester attentifs aux effets indirects que cette situation pourrait produire sur notre économie, notamment en matière d'évolution des prix, de coûts logistiques ou encore d'approvisionnement de certains produits stratégiques », a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, l’exécutif gabonais entend privilégier une approche fondée sur la vigilance et l’anticipation afin d’éviter toute perturbation majeure.
Une évaluation approfondie des risques
Afin de prévenir toute surprise, Hermann Immongault a demandé aux ministres concernés de procéder à une analyse détaillée des risques potentiels. Les départements de l’Économie et des Finances, du Commerce, de l’Énergie, des Transports et de l’Agriculture sont particulièrement mobilisés.
L’objectif est de dresser un état précis des menaces susceptibles d’affecter l’économie nationale et de proposer des mesures concrètes pour en limiter les impacts. Cette démarche vise notamment à protéger les ménages contre une éventuelle hausse des prix ou des difficultés d’approvisionnement.
Une cellule de veille renforcée
Dans la même logique, le gouvernement prévoit de renforcer son dispositif de suivi de la conjoncture internationale. La cellule de veille déjà mise en place au ministère des Affaires étrangères sera élargie au ministère de l’Économie.
« Dans cette perspective, la cellule de veille mise en place par le ministère des affaires étrangères devra être élargie au ministère d'économie afin d'assurer un suivi régulier de l'évolution de la conjoncture internationale et de permettre au gouvernement de disposer d'analyses consolidées pour éclairer ses décisions », a précisé Hermann Immongault.
Suivi budgétaire et grands projets d’infrastructures
Au-delà de la situation internationale, le conseil interministériel a également examiné d’autres dossiers structurants. Le ministre de l’Économie et des Finances a présenté une communication sur l’exécution budgétaire de l’exercice 2026, permettant d’évaluer l’évolution des finances publiques.
De son côté, le ministre des Travaux publics a fait le point sur l’état d’avancement des travaux de la Transgabonaise, projet stratégique pour le développement des infrastructures du pays.
À travers ces différentes communications, le gouvernement réaffirme sa volonté de suivre de près la situation économique nationale et internationale, tout en anticipant les éventuelles perturbations liées au contexte mondial. L’objectif demeure inchangé. Préserver la stabilité économique du Gabon et protéger les populations face aux incertitudes.