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RDC : HRW DOCUMENTE 17 CAS DE DISPARITIONS FORCÉES, DONT DES OPPOSANTS POLITIQUES

RDC : HRW DOCUMENTE 17 CAS DE DISPARITIONS FORCÉES, DONT DES OPPOSANTS POLITIQUES
Disparitions forcées en RDC : rapport HRW sur arrestations arbitraires et violations droits

Dans le récent rapport de Human Rights Watch rendu public ce mercredi 11 mars 2026, il est question de disparitions forcées dans la ville de Kinshasa, a constaté Sadi Saidi Erick, correspondant de TV+AFRIQUE à Kinshasa en RDC. 


Dans le récent rapport de Human Rights Watch rendu public ce mercredi 11 mars 2026, il est question de disparitions forcées dans la ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC). Le rapport met en lumière les actes commis par les Forces de Sécurité Congolaises, notamment l’utilisation du Conseil National de Cyberdéfense (CNC). Ces cas ont été documentés en 2025, avec de nombreux récits de victimes.


Un rapport alarmant de Human Rights Watch


Le document de HRW accuse les services de sécurité de la RDC d’être responsables de nombreuses disparitions à Kinshasa. Il met en cause l’utilisation du CNC comme mandataire pour l’arrestation et la détention d’opposants politiques, souvent pour des raisons discutables.


Extrait du rapport. « Depuis mars 2025, les forces de sécurité congolaises sont responsables de nombreuses disparitions forcées à Kinshasa et dans ses environs. »  


 « Le gouvernement congolais utilise le CNC comme mandataire pour procéder à des arrestations et détentions d’opposants politiques. »  


« Les autorités devraient veiller à ce que toute détention soit conforme au droit congolais et international. »


Début de la documentation et hiérarchisation des cas


Selon HRW, la documentation des actes de disparitions a commencé en 2025. Jusqu’à présent, 17 cas de victimes ont été recensés, avec des récits crédibles de plusieurs autres. La plupart de ces personnes ont été retrouvées en détention dans les locaux du CNC, souvent après plusieurs mois.


Citation de Lewis Mudge. « Au cours de l’année passée, les forces de sécurité ont secrètement arrêté des personnes pour des motifs fallacieux. »


Entre juillet 2025 et mars 2026, HRW a interviewé plus de 34 personnes, dont des anciens détenus et des proches. La majorité des arrestations ont été effectuées sans mandat, dans des conditions souvent clandestines.


Les méthodes d’arrestation et de détention


Les témoignages recueillis révèlent que des membres de la Garde Républicaine, de la Police nationale, et des fonctionnaires en civil ont mené ces arrestations, souvent en pleine nuit, avec les yeux bandés, sans présentation de mandat.


Exemple de témoignage.


 « Des membres ont pénétré dans notre maison à 4h30 du matin, ont pointé des armes, et ont emmené mon fils sans mandat. »


Les lieux de détention incluent le Stade des Martyrs, le siège de l’ONATRA, ainsi que des hôtels privés. Les accusations portées contre les détenus concernent principalement la collusion avec le groupe armé M23 ou des liens avec l’ancien président Joseph Kabila.


Les interrogatoires et violations des droits


Les anciens détenus ont rapporté que leurs interrogatoires portaient sur des accusations politiques ou sécuritaires, souvent sans respect des droits fondamentaux. La majorité n’a pas eu accès à un avocat lors des interrogatoires.


Témoignages. « On m’a dit que la loi ne s’appliquait pas, et qu’il ne fallait pas demander d’avocat. »  


« J’ai été accusé de soutenir Joseph Kabila, basé sur des éléments anciens. »


Certains détenus ont été transférés vers des juridictions militaires ou civiles, tandis que d’autres restent enfermés dans des centres secrets.


Les arrestations ciblées de membres de l’opposition


En septembre 2025, une vague d’arrestations a ciblé au moins 12 députés de l’opposition, emmenés à l’ONATRA. Ces législateurs étaient soupçonnés de soutenir l’ancien président Vital Kamerhe.


Les responsables du CNC ont déclaré que leur rôle est de « coordonner les services essentiels », mais leur implication dans des détentions arbitraires est contestée. Human Rights Watch a constaté des conditions de détention inquiétantes lors de visites limitées.


Le cadre juridique et les violations internationales


Les opérations du CNC violent le Code de procédure pénale de la RDC, ainsi que plusieurs instruments du droit international, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.


Définition. La disparition forcée implique la privation de liberté sans reconnaissance officielle, avec un refus de révéler le sort de la victime. Toutes ont droit à un recours.


Les recommandations de HRW insistent sur la nécessité de reconnaître immédiatement les détentions, de libérer les personnes détenues illégalement, et d’enquêter de manière impartiale.


Les conditions de détention et le rôle de la justice


Les membres des familles ont souvent du mal à localiser leurs proches détenus par le CNC. Certains ont été informés de leur détention par des moyens informels, après plusieurs jours ou semaines.


Des détenus ont été contraints de signer des déclarations d’engagement de ne pas parler, dans des conditions arbitraires, alimentant la crainte de surveillance.


Conflit armé et contexte régional


La RDC est en proie à un conflit armé dans l’est, avec le groupe M23, soutenu par le Rwanda, responsable d’abus et de violences. Le gouvernement congolais accuse aussi l’ancien président Joseph Kabila de soutenir ces groupes.


Les hostilités ont persisté malgré des cessez-le-feu fragiles et des accords de paix négociés par la communauté internationale.


Conclusion et appel à l’action


Human Rights Watch conclut en soulignant la nécessité pour les autorités congolaises de mettre fin à ces disparitions forcées, de libérer les détenus arbitrairement, et d’enquêter sur les abus du CNC. La communauté internationale doit également exercer une pression pour respecter les droits fondamentaux en RDC.


 




Par Pamphil

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