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FAUT-IL ABANDONNER LE RIZ POUR LE MANIOC ET LA BANANE ?

FAUT-IL ABANDONNER LE RIZ POUR LE MANIOC ET LA BANANE ?
Les autorités gabonaises orientent davantage leurs investissements vers la production du manioc et de la banane, au détriment du riz

Une décision entre pragmatisme et critiques.


Alors que les autorités gabonaises orientent davantage leurs investissements vers la production du manioc et de la banane, au détriment du riz, cette décision continue de susciter des réactions au sein de la population.


Interrogé sur cette orientation stratégique, Yannick estime que ce choix peut se justifier au regard des réalités actuelles du pays « mon avis à chaud, c’est que je peux comprendre cette position ».
Selon lui, la filière rizicole au Gabon reste encore peu développée « la production de riz au Gabon est encore assez embryonnaire », avec un manque de spécialistes « il n’y a pas encore suffisamment de spécialistes dans ce domaine », rendant difficile une production de masse à court terme « prévoir une production en masse ne me semble pas viable pour le moment ».
Il juge ainsi logique de privilégier des cultures déjà maîtrisées « pour la banane et les tubercules que nous maîtrisons déjà, il est tout à fait logique de produire en grande quantité ».
Marcel , apporte une lecture plus critique de la situation. Tout en saluant l’initiative gouvernementale « s’il y a une décision gouvernementale, elle n’est que la bienvenue », il déplore le retard accumulé dans le développement agricole « mais sauf qu’on a tellement de retard ».
Il rappelle que le riz n’est pas une culture étrangère au pays « le riz était déjà au Gabon »
Pour lui, le véritable problème réside dans le manque de continuité et de structuration du secteur.
Il pointe également du doigt l’absence d’impact visible des compétences locales « les ingénieurs agronomes, où sont-ils passés ? », malgré l’existence d’établissements de formation.
Entre habitudes alimentaires et exigence de durabilité.
Marcel insiste aussi sur les habitudes alimentaires des Gabonais, où le riz occupe une place centrale « pour nourrir une grande famille, il faut du riz ».
Il souligne les contraintes économiques liées aux alternatives locales « un bâton de manioc, il coûte combien ? », notamment pour les familles nombreuses.
Au-delà des annonces, il appelle surtout à des actions concrètes et durables « le problème n’est pas les déclarations, il faut que ces déclarations soient pérennes et développées ».
Ainsi, entre compréhension pragmatique et critique structurelle, ces réactions traduisent une attente forte, celle d’une politique agricole cohérente, durable et capable de répondre aux besoins alimentaires des populations.

Par NZENGUE BOULENDE

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