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Justice

PERENCO ET NOUREDDIN BONGO AU CŒUR D’UNE PLAINTE EXPLOSIVE À PARIS POUR CORRUPTION

PERENCO ET NOUREDDIN BONGO AU CŒUR D’UNE PLAINTE EXPLOSIVE À PARIS POUR CORRUPTION
Le bras de fer entre les nouvelles autorités gabonaises et l’ancien clan Bongo franchit un cap décisif.

Selon des informations concordantes, l’État gabonais a déposé fin mars une plainte retentissante à Paris contre la compagnie pétrolière Perenco et des figures proches de Noureddin Bongo Valentin, pour des faits présumés de corruption et blanchiment d’argent.


Saisie du dossier, le Parquet national financier (PNF) pourrait désormais ouvrir une enquête à dimension internationale. Une procédure lourde de conséquences, alors que le Gabon cherche à faire la lumière sur la gestion controversée de ses ressources pétrolières sous l’ancien régime.


Des flux financiers suspects au cœur de l’enquête


Au centre des accusations, des circuits financiers complexes qui auraient permis le détournement de fonds publics au profit de l’entourage de Noureddin Bongo, fils de l’ex-président Ali Bongo.


Selon les éléments évoqués, plusieurs mécanismes sont pointés du doigt, des bonus pétroliers liés à des contrats signés en 2023, des transferts via des sociétés écrans, des flux transitant par des places financières internationales comme Dubaï ou les îles Vierges britanniques


Perenco, principal opérateur pétrolier du Gabon, est directement cité dans la plainte. L’entreprise est soupçonnée d’avoir participé, volontairement ou non, à ces mécanismes financiers opaques. Dans ce dossier, le nom de Noureddin Bongo apparaît comme central. Déjà condamné par la justice gabonaise à 20 ans de prison pour détournement de fonds publics et blanchiment, il est accusé d’avoir bénéficié de ces circuits pour alimenter un système de captation des richesses nationales.


En clair, une partie des revenus issus du pétrole, secteur clé représentant près de 70 % des exportations du Gabon, aurait été détournée au profit d’intérêts privés.


Une offensive judiciaire et politique sans précédent


Cette plainte marque une nouvelle étape dans la stratégie du président de transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, déterminé à démanteler les réseaux financiers de l’ancien pouvoir. Depuis le coup d’État du 30 août 2023, les autorités multiplient les actions, procès et condamnations d’anciens dignitaires, enquêtes sur des avoirs à l’étranger et coopération judiciaire avec plusieurs pays.


En parallèle, le clan Bongo contre-attaque. Noureddin Bongo et sa mère, Sylvia Bongo, dénoncent une “chasse politique” et contestent la légitimité des procédures engagées contre eux.


Un dossier à fort impact international


L’ouverture de cette procédure en France n’est pas anodine. Elle illustre l’ampleur du dossier et la nécessité de mobiliser des juridictions capables de traiter des affaires financières transnationales.


Si les faits sont avérés, cette affaire pourrait, fragiliser l’image de Perenco, relancer le débat sur le rôle des multinationales en Afrique et surtout, marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Gabon


"Quand l’argent du pétrole échappe à l’État, c’est tout un pays qui en paie le prix."


À ce stade, ni Perenco ni les personnes citées n’ont officiellement réagi.

Par Rédaction TV+ AFRIQUE

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