INTERNAT DE LA MOSQUÉE OMARIENNE DE DAKAR, GARÇONS DE 14 À 16 ANS ACCUSÉS DE VIOL SUR GARÇON DE 9 ANS
À Dakar, retient son souffle. L’émotion est vive et l’indignation profonde après la révélation d’une affaire troublante survenue au sein de l’internat de la Mosquée Omarienne, lieu jusque-là perçu comme un refuge spirituel et éducatif pour des dizaines d’enfants confiés à la discipline religieuse et à la surveillance des encadreurs.
Un témoignage qui glace le sang
Ce qui devait être un espace de protection s’est transformé en théâtre d’accusations graves mêlant mineurs et un adulte, selon des informations relayées par la presse locale. Une enquête a été ouverte début avril au commissariat de Rebeuss après la plainte d’une mère alertée par les confidences de son fils de neuf ans. Les faits choquent profondément l’opinion publique dakaroise enquête en cours.
Une révélation venue d’un enfant mineur
Tout part du témoignage bouleversant d’un garçon âgé de neuf ans, pensionnaire de l’internat religieux, qui confie à sa mère des actes de viols répétés commis, selon lui, par certains de ses camarades garçons. Alertée, la mère saisit immédiatement les autorités judiciaires, déclenchant l’ouverture d’une enquête au début du mois d’avril. Lors des premières auditions, le petit garçon livre des prénoms, des âges et des faits d’une précision troublante. Un certificat médical délivré par l’Institut d’Hygiène sociale de Dakar viendra confirmer les violences anales subies. Les enquêteurs du commissariat de Rebeuss prennent alors la mesure de la gravité des faits et multiplient les vérifications pour établir les responsabilités. Les éléments recueillis orientent rapidement les soupçons vers plusieurs pensionnaires et renforcent l’enquête en cours judiciaire.
Quatre mineurs et un surveillant impliqués
L’enquête met en cause quatre pensionnaires âgés de douze à seize ans, tous accusés d’avoir imposé des actes de sodomie à la victime, selon les premiers éléments de la procédure. Leur jeune âge interroge sur les dynamiques internes de l’internat et la responsabilité de l’encadrement dans la prévention de tels comportements. Mais l’affaire prend une tournure plus inquiétante avec la mise en cause d’un surveillant de quarante et un ans, chargé de la surveillance des élèves. Ce dernier est soupçonné d’avoir été informé sans réagir ni alerter la direction. Sa passivité supposée ouvre un débat sur d’éventuelles complicités ou négligences graves au sein de l’établissement enquête se poursuit.
Arrestations et justice en mouvement Dakar
Au total, cinq personnes, dont quatre mineurs et un surveillant, sont dans le collimateur des autorités compétentes. Elles ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice locale. Dakar attend désormais la vérité judiciaire.