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DIGITALISATION ET TRANSPARENCE DES RECETTES

DIGITALISATION ET TRANSPARENCE DES RECETTES
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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce matin les directeurs généraux et les directeurs financiers des administrations publiques pour discuter d’un sujet crucial. La parafiscalité. En présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et de plusieurs ministres, le chef de l’État a exposé sa vision pour moderniser le système de collecte des recettes publiques au Gabon.


Des dérives inquiétantes dans le système actuel


Le fonctionnement actuel de la parafiscalité laisse apparaître de graves dérives. Selon les informations communiquées par la présidence, plusieurs directions générales effectuent des prélèvements sans que ceux-ci ne soient reversés au Trésor public. Cette situation fragilise les finances publiques et ternit l’image de l’administration.


Face à ces dérives, le président Oligui Nguema a dénoncé avec fermeté l’opacité qui règne dans certaines administrations, où les contrôles sont effectués de manière irrégulière et souvent arbitraire. Il a rappelé que tout prélèvement effectué hors des circuits officiels constitue une atteinte directe aux intérêts du pays.


« Le Président de la République a reçu tous les directeurs généraux et leur DAF qui travaillent dans le domaine des recettes publiques pour nous inviter à suivre scrupuleusement l'orientation qu'il donne. Cette orientation consiste dans un premier temps à accélérer la digitalisation de notre système de paiement des recettes publiques et deuxièmement à voir comment nous pouvons travailler ensemble, les organisations dont les missions sont similaires et qui donnent l'impression sur le terrain de créer un système de prélèvement à doublons »


a déclaré le directeur général de l'AGASA (Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire), le Docteur Jean Delors Biyogue Bi Ntougou.


Vers un service unique et une traçabilité renforcée


Le président a également mis en lumière les contrôles intempestifs imposés aux opérateurs économiques, qu’il a qualifiés de véritable « racket institutionnel ». Ces pratiques, selon lui, freinent l’investissement, pénalisent les entreprises et privent l’État de ressources importantes.


Pour remédier à ces problèmes, le chef de l’État préconise la mise en place d’un service unique de coordination des contrôles, intégrant des agents assermentés et assurant une parfaite traçabilité des opérations. Il a exigé la suspension immédiate des prélèvements illégaux et réaffirmé que le Trésor public doit rester l’unique collecteur des recettes de l’État.


Dans cette dynamique, la digitalisation de l’ensemble de l’administration publique apparaît comme un levier essentiel. Elle vise à sécuriser les fonds publics, limiter les manipulations manuelles et réduire les risques de corruption tout en simplifiant les procédures administratives.


L’exemple de l’AGASA


Alors au niveau de l’AGASA, c'est très simple. « Nous sommes déjà pleinement dans le système parce que l’AGASA a un compte au Trésor et pas ailleurs et nous avons mis en place à l'intérieur de nos bureaux les bureaux du Trésor, ce qui fait que l'opérateur paye directement au Trésor avec un ordre de recette qui lui est délivré par les équipes qui étaient sur le terrain. Donc ce qui nous manque maintenant c'est la digitalisation de notre système de paiement. Nous sommes heureux que le Président de la République revienne là-dessus parce qu'il y a un projet de texte qui nous met tous ensemble. L’AGASA, les collectivités locales, l'AGANOR, la douane, la DGCCRF et le commerce pour que nous puissions mener des opérations conjointes »


a ajouté le directeur général de l'AGASA, le Docteur Jean Delors Biyogue Bi Ntougou.


Cette déclaration illustre bien la volonté du gouvernement de créer un système de prélèvements cohérent et transparent, évitant les doublons et les pertes de recettes qui nuisent à l’État et aux entreprises.


La modernisation numérique : un enjeu stratégique


Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la modernisation numérique est un pilier central de la réforme administrative. Elle doit permettre une meilleure traçabilité, sécuriser les transactions et renforcer la responsabilité au sein des administrations. L’objectif est également de restaurer la crédibilité de l’administration publique et de garantir aux citoyens et aux entreprises un traitement juste et transparent.


Cette réforme implique que chaque opération financière soit enregistrée, que chaque prélèvement soit justifié et qu’il existe un suivi clair des fonds collectés. Le président a clairement averti que toute personne continuant des pratiques illégales ou freinant ces réformes sera sanctionnée.


Vers une administration plus efficace et responsable


L’ensemble des mesures annoncées montre une volonté claire de mettre fin aux pratiques anciennes, souvent opaques, et de créer une culture de responsabilité et de transparence. La digitalisation des recettes publiques ne se limite pas à un simple outil technique. Elle est vue comme un levier pour améliorer la qualité du service public et simplifier les procédures administratives pour les opérateurs économiques.


En résumé, le message du président est fondamentale. Place à la transparence, à l’ordre et à la modernisation de l’administration publique. Les acteurs publics doivent désormais s’aligner sur cette vision et travailler de concert pour garantir que les recettes publiques soient collectées de manière efficace et sécurisée.


Avec cette dynamique, le Gabon franchit un pas important vers une administration plus moderne, plus responsable et plus fiable, capable de soutenir le développement économique et social du pays.


 





 


 

Par Pamphil

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