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FINANCES PUBLIQUES : OLIGUI NGUEMA EXIGE PLUS DE DISCIPLINE DANS LA GESTION DE L’ÉTAT

FINANCES PUBLIQUES : OLIGUI NGUEMA EXIGE PLUS DE DISCIPLINE DANS LA GESTION DE L’ÉTAT
Le gouvernement gabonais renforce la discipline budgétaire, réduit certaines dépenses publiques et accélère les réformes financières pour améliorer la gestion économique et préserver les équilibres macroéconomiques nationaux.

Le Conseil des ministres du 22 mai 2026 a mis un accent particulier sur la nécessité de renforcer la discipline dans la gestion des finances publiques. Face aux défis économiques actuels, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a appelé le gouvernement à poursuivre les efforts de rationalisation des dépenses et d’optimisation des recettes de l’État.


Au cœur des échanges figurait le Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2026, adopté dans un contexte marqué par le ralentissement de la croissance économique et la nécessité de préserver les équilibres budgétaires. Le budget de l’État a été revu à la baisse, passant de 6 358,2 milliards FCFA à 5 495,2 milliards FCFA.


Le gouvernement entend désormais renforcer la crédibilité de la programmation budgétaire tout en maintenant les investissements jugés prioritaires. Les autorités veulent notamment améliorer la collecte des recettes fiscales et douanières sans augmenter la pression fiscale sur les opérateurs économiques.


Le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’identifier de nouvelles niches de financement afin de soutenir les projets de développement du pays. Dans cette logique, il a demandé au gouvernement de s’inspirer des modèles internationaux performants en matière de financement des infrastructures.


Par ailleurs, le Président de la République a appelé à mettre fin à la multiplicité des organes de prélèvement et à accélérer la digitalisation du processus de collecte des recettes publiques. L’objectif affiché est de simplifier les démarches pour les opérateurs économiques et d’améliorer la transparence dans la gestion financière.


Autre mesure importante annoncée , la mise en place prochaine d’un cadre juridique visant à plafonner les rémunérations des dirigeants des établissements publics, des sociétés d’État et des sociétés d’économie mixte. Cette réforme vise à réduire certaines charges jugées excessives pour les finances publiques.


Le Conseil des ministres a également décidé de revoir plusieurs dépenses fiscales accordées dans le cadre de certains projets, notamment les Zones Industrielles Spéciales (ZIS), afin de s’assurer qu’elles profitent réellement à l’économie nationale.


À travers ces orientations, les autorités gabonaises affichent leur volonté de restaurer une gestion plus rigoureuse des finances publiques, tout en préservant les investissements stratégiques et les politiques sociales essentielles pour les populations.

Par NOEMI KIM

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