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EMPLOI DES JEUNES

EMPLOI DES JEUNES
Stratégie de l'emploi au Gabon : les jeunes à l'offensive

Au Gabon, face à un chômage des jeunes persistant, la résignation cède la place à l’offensive. Le gouvernement de la 5e République multiplie les chantiers audacieux pour transformer cette crise en levier de croissance. Loin des promesses théoriques, une nouvelle dynamique s'installe à travers des projets concrets.  « gabonisation » des postes clés, modernisation de l’agriculture, éclosion du numérique, transport en commun et refonte de la formation technique. 


La « gabonisation » des emplois stratégiques


Face au défi du chômage des moins de trente-cinq ans, les autorités gabonaises opèrent un virage souverainiste sur le marché de l'emploi en accélérant la « gabonisation » des postes. Cette stratégie nationale impose désormais aux entreprises, notamment dans le secteur névralgique des hydrocarbures et des mines, de privilégier massivement les compétences locales pour les fonctions techniques et d'encadrement. En révisant les quotas de main-d'œuvre étrangère et en incitant au transfert immédiat de compétences, l'État transforme les industries extractives en un véritable moteur d'insertion professionnelle pour les jeunes diplômés nationaux.


Le renouveau et l'attractivité des métiers agricoles


Parallèlement aux industries lourdes, le gouvernement gabonais réhabilite l'attractivité de la terre pour en faire un pilier de l'émancipation économique de la jeunesse. L'agro-industrie et le développement des zones agricoles à forte productivité rompent avec l'image d'un secteur traditionnel précaire grâce à des partenariats public-privé d'envergure, comme les programmes portés par Olam Palm Gabon. Ces nouveaux projets créent des carrières structurées, stables et valorisantes, offrant aux jeunes de l'arrière-pays des alternatives concrètes à l'exode rural tout en consolidant la sécurité alimentaire nationale.


L'adéquation formation-emploi (les nouveaux CFEP)


Pour soutenir cette transformation économique, le Gabon s'attaque de front au décalage historique entre les filières éducatives et les besoins réels du marché à travers l'inauguration de Centres de formation professionnelle sectoriels (CFEP). Ces établissements de nouvelle génération, spécialisés dans les métiers du bâtiment (BTP) ou de l'industrie, dispensent des formations qualifiantes et ultra-pratiques conçues en collaboration directe avec le patronat. Ce recalibrage de l'offre éducative garantit aux jeunes une insertion immédiate, convertissant les flux de demandeurs d'asile professionnels en une main-d'œuvre technique immédiatement opérationnelle.


Le numérique comme moteur d'inclusion


Le secteur de l'économie numérique s'impose quant à lui comme le catalyseur de l'inclusion des jeunes talents urbains et semi-urbains. Capitalisant sur les infrastructures de connectivité du pays, les nouveaux projets gouvernementaux stimulent l'écosystème des technologies de l'information et de la communication (TIC) par le biais de programmes d'incubation et d'insertion au code et aux services digitaux. Cette économie de la connaissance permet de démocratiser l'accès aux opportunités mondiales, propulsant les jeunes gabonais vers des métiers d'avenir indépendants des barrières géographiques classiques.


La valorisation de l'artisanat et du secteur informel


Conscient que l'emploi salarié ne peut absorber toute la demande, l'État déploie des dispositifs majeurs pour structurer, formaliser et valoriser le génie créatif local et l'artisanat. Les nouvelles politiques publiques ciblent la transition du secteur informel vers un cadre légal protecteur, offrant aux jeunes artisans des statuts juridiques simplifiés et un accès facilité à la bancarisation. En labellisant les compétences et en créant des espaces d'exposition et de commercialisation, le gouvernement transforme l'économie de débrouille en de véritables micro-entreprises pérennes.


Plus de 40 % de l'activité économique nationale


Pour enrichir votre article selon les données de l'indicateur officiel de l'OIT, le taux de chômage des jeunes au Gabon dépasse 35 %. La « gabonisation » cible les moins de 35 ans dans les mines et hydrocarbures. L'État s'appuie sur la Banque Mondiale pour financer ses Centres de formation (CFEP) et l'ANPI-Gabon afin de structurer le secteur informel, qui représente plus de 40 % de l'activité économique nationale.


L'accompagnement entrepreneurial et le financement de projets


L'essor d'une culture entrepreneuriale chez les jeunes gabonais est activement soutenu par une refonte des mécanismes d'accompagnement et de financement. À travers des institutions pivots comme l'ANPI-Gabon et des lignes de crédit spécifiques accordées aux start-ups, les porteurs de projets bénéficient d'un encadrement de bout en bout, allant de l'idée d'affaires à la gestion comptable. Cette stratégie globale vise à opérer un changement de paradigme profond.  




Par Pamphil

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