PLAINTE EN FRANCE CONTRE BIYA
Une démarche fondée sur la compétence universelle
Dans un communiqué daté du 12 juin 2026, Issa Tchiroma explique que cette initiative fait suite à plusieurs mois d’enquête minutieuse. Avec l’aide d’avocats camerounais et internationaux ainsi que de représentants de la société civile, il a collecté témoignages et preuves pour étayer sa plainte. Le recours à la justice française repose sur le principe de compétence universelle, qui permet de juger des crimes graves même hors du territoire national.
Des accusations graves et des victimes identifiées
Le leader politique dénonce l’impossibilité de faire avancer les procédures judiciaires au Cameroun, justifiant ainsi son choix de porter l’affaire devant les tribunaux français. Les plaintes portent sur des actes de détentions arbitraires, tortures, traitements inhumains et décès en détention. Parmi les victimes citées figurent des personnalités telles qu’Anicet Ekané et Souleyman Tobi, symboles des violences post-électorales.
Un soutien juridique et une stratégie à long terme
Pour accompagner juridiquement et humanitairement les victimes, Issa Tchiroma Bakary a confié la coordination à l’avocate Alice Nkom, figure reconnue du droit des droits humains au Cameroun. Il critique également le recours aux juridictions militaires pour juger certains manifestants, dénonçant une justice partiale.
Cette plainte en France ne serait que la première étape d’une offensive judiciaire plus large. Le président du Front pour le salut national du Cameroun annonce son intention de saisir d’autres instances internationales, déterminé à faire reconnaître les responsabilités et obtenir justice pour les victimes.