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OLIGUI "MESURE INIQUE DE SUSPENSION DE RECRUTEMENTS "

OLIGUI "MESURE INIQUE DE SUSPENSION DE RECRUTEMENTS "
Bilan critique des années antérieures et réformes sous la direction d'Oligui Nguema.

Lors de son allocution solennelle devant le Parlement réuni en Congrès au Palais Léon Mba, le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a dressé un bilan sans concession de l’état de la Nation. Ce discours marque un tournant en établissant un diagnostic sévère du passé, dénonçant la faillite des institutions, l’explosion de la dette publique et la détérioration du système éducatif. Plus d'informations sont disponibles dans l'article.  


Un diagnostic global de la situation passée


Devant le Parlement réuni en Congrès, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a dressé un bilan critique de la situation du pays avant la Transition. Son discours s’inscrit dans une volonté de rappeler les difficultés héritées et de justifier les réformes engagées.


Il a d’abord évoqué les problèmes institutionnels et économiques du passé.


« - Des institutions complices et sans réel contre-pouvoir ; - Une dette abyssale, une économie totalement désorganisée et une confiance avec les bailleurs rompue ; »


Selon lui, ces faiblesses ont fragilisé la stabilité du pays et freiné son développement.


Des secteurs essentiels en grande difficulté


Le chef de l’État a ensuite insisté sur les secteurs sociaux et économiques les plus touchés, notamment l’eau et l’énergie, ainsi que l’emploi.


« - Une mauvaise gestion de notre système d’accès à l’eau et à l’énergie, aggravée par l’inexistence d’une politique énergétique cohérente et claire pour la vie sociale et l’industrialisation de notre pays ; »


Il a également abordé la question du chômage qui touche particulièrement les jeunes.


« - Un niveau de chômage important, aggravé par une mesure inique de suspension de recrutements dans la Fonction Publique ; »


Gouvernance, corruption et éducation


Dans la suite de son intervention, le Président a dénoncé la mauvaise gouvernance et la corruption, qu’il considère comme des obstacles majeurs au progrès.


« - La corruption endémique, le clientélisme et une mauvaise gouvernance érigée en principe avec un niveau de pauvreté élevée ; »


Il a aussi pointé les limites du système éducatif national, jugé peu adapté aux réalités économiques actuelles.


« - Un système éducatif produisant des chômeurs avec des infrastructures limitées ; »


Identité nationale et cohésion sociale


Le chef de l’État a ensuite évoqué une crise plus profonde liée à l’identité nationale et à la cohésion sociale. Il estime que certains repères fondamentaux ont été affaiblis avec le temps.


« - Plus grave, l’identité Gabonaise, le « Gabon d’abord » et l’Unité Nationale, défendus par les pères fondateurs de notre Nation, la fierté nationale, l’amour de notre patrie, les valeurs prônées par 8 notre hymne nationale (la Concorde) ont tous été abandonnés (émotion : regret) ; faisant de notre peuple, une population sans repères. »


Une transition vers la reconstruction


Malgré ce constat sévère, le Président affirme que cette analyse a servi de point de départ à une nouvelle dynamique nationale. Il rappelle que la Transition a été pensée comme une étape de reconstruction et de redressement du pays.


« C’est fort de ce diagnostic difficile, que j’avais, durant la période de Transition, pris l’engagement de remettre notre pays au travail afin de garantir son essor vers la félicité. »


Une volonté de redressement durable


Le discours du chef de l’État met en avant une vision tournée vers la transformation progressive du pays. Il insiste sur la nécessité de réformer les institutions, de renforcer l’économie et d’améliorer les conditions de vie des citoyens.


À travers cette prise de parole, le Président cherche à montrer que les difficultés passées servent désormais de base à un nouveau projet national fondé sur la stabilité, la réforme et la relance du développement.




Par Pamphil

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