tvplusafrique

International

AU SERVICE DU PEUPLE OU DE LEURS INTÉRÊTS ?

AU SERVICE DU PEUPLE OU DE LEURS INTÉRÊTS ?
Politique ivoirienne : les dirigeants servent-ils le peuple ou eux-mêmes ?

Pendant que les populations se battent chaque jour pour joindre les deux bouts, une question revient avec insistance dans les quartiers populaires, les universités, les marchés et même sur les réseaux sociaux. Les politiciens ivoiriens travaillent-ils réellement pour le peuple ou principalement pour leurs propres intérêts ?


Cette interrogation n'est plus seulement celle des analystes politiques. Elle est devenue le refrain d'une jeunesse ivoirienne qui regarde l'avenir avec espoir, mais aussi avec une certaine frustration. Une jeunesse qui rêve d'emplois, de logements accessibles, d'une meilleure éducation et d'opportunités réelles pour construire son destin.


Une confiance qui s'effrite


La Côte d'Ivoire affiche des performances économiques saluées par plusieurs observateurs internationaux. Les infrastructures se multiplient, les routes se modernisent et certaines villes changent progressivement de visage.


Mais malgré ces réalisations, de nombreux citoyens estiment que les bénéfices de la croissance ne sont pas toujours ressentis dans leur quotidien. Dans les communes populaires d'Abidjan comme à l'intérieur du pays, beaucoup dénoncent le coût de la vie, le chômage des jeunes diplômés et les difficultés d'accès à certains services essentiels.


Pour une partie de la population, les promesses électorales semblent parfois s'évaporer une fois les élections terminées. Cette impression nourrit le rejet grandissant envers la classe politique.


La jeunesse réclame sa part du rêve ivoirien


Les jeunes Ivoiriens ne demandent pas des miracles. Ils réclament simplement une place dans le développement du pays.


Chaque année, des milliers de diplômés arrivent sur le marché du travail avec l'espoir de décrocher un emploi stable. Pourtant, beaucoup se retrouvent confrontés à des portes fermées, à des stages interminables ou à des opportunités insuffisantes.


Cette situation alimente un sentiment d'injustice. Certains jeunes ont le sentiment que les débats politiques tournent davantage autour des ambitions personnelles, des rivalités partisanes ou des calculs électoraux que des préoccupations réelles des citoyens.


Dans les maquis, sur les campus universitaires ou dans les « grins », les discussions sont souvent les mêmes. Quand les dirigeants parleront-ils davantage des problèmes concrets de la jeunesse ?


Quand les intérêts particuliers prennent le dessus


La politique devrait être un outil au service de l'intérêt général. Pourtant, les accusations de favoritisme, de clientélisme ou de privilèges accordés à certains proches ou à des amis appartenant à des sectes ésotériques continuent d'alimenter le débat public.


Pour de nombreux citoyens, le véritable problème n'est pas l'existence des partis politiques. Le problème réside dans la perception que certains responsables semblent plus préoccupés par la conservation du pouvoir et des privilèges individuels que par l'amélioration des conditions de vie des populations.


Lorsque les scandales éclatent ou que certaines promesses restent sans suite, le fossé entre gouvernants et gouvernés se creuse davantage.


Le citoyen ordinaire se demande alors qui défend réellement ses intérêts ?


Une population qui veut enfin danser


Dans les rues d'Abidjan, de Bouaké, de Korhogo, de San Pedro ou de Man, les Ivoiriens n'aspirent pas aux querelles interminables entre partis. Ils veulent pouvoir célébrer leurs réussites, construire leurs projets et envisager l'avenir avec sérénité.


Le jour où les préoccupations du peuple deviendront véritablement la priorité de tous les acteurs politiques, alors la population pourra danser. Les jeunes pourront danser. Les travailleurs pourront danser. Les commerçants, les agriculteurs, les étudiants et les familles pourront danser. Danser le Zouglou, le Mapouka, le Coupé-Décalé, le Goly, le Zaouli, l'Abodan.


Danser non pas parce qu'un camp politique aura vaincu un autre, mais parce que leurs conditions de vie se seront réellement améliorées.


Car au fond, la plus belle victoire politique n'est pas celle remportée dans les urnes. C'est celle qui se lit sur le visage d'un jeune qui trouve un emploi, d'une mère qui nourrit sa famille dignement ou d'un étudiant qui croit enfin en son avenir.


Le verdict appartient au peuple


La question demeure entière. Les politiciens ivoiriens sont-ils au service du peuple ou de leurs intérêts ?


Chacun apportera sa propre réponse. Mais les citoyens n’ont pas besoin des réponses philosophiques ou académiques. Ce dont ils ont besoin, c’est de bien vivre. 


La jeunesse ivoirienne ne demande pas aux hommes politiques de leur partager leurs richesses ou leurs comptes en banque. Elle ne demande pas de privilèges. Elle réclame simplement que les dirigeants placent enfin l'intérêt général au-dessus des intérêts personnels.




Par Pamphil

Top Articles