TRANSGABONAIS EN MARCHE
Les échanges ont porté sur l'état d'avancement des travaux de modernisation et de sécurisation du chemin de fer, ainsi que sur les modalités de financement de la deuxième phase du programme, conduite dans le cadre des conventions conclues entre l'État gabonais et la SETRAG.
Des résultats jugés encourageants
Au cours de l'entretien, le chef de l'État a souhaité obtenir une évaluation détaillée des réalisations déjà accomplies, des difficultés rencontrées sur le terrain et des mesures envisagées pour garantir le respect du calendrier des travaux.
Le directeur général de la SETRAG a présenté un bilan positif de la première phase du projet. Depuis le lancement des travaux en 2021, 424 kilomètres de voie ferrée ont été renouvelés grâce à la pose de traverses en béton, tandis que 180 kilomètres de rails ont été remplacés.
Autre indicateur encourageant, l'usine de Booué a déjà produit près de 700 000 traverses en béton sur un objectif fixé à 1,1 million. Une performance qui illustre le renforcement progressif des capacités industrielles nationales au service de la modernisation du réseau ferroviaire.
Un levier pour la transformation économique
Selon Christian Magni, le chantier affiche actuellement un mois d'avance sur les prévisions établies pour le premier semestre, un rythme qui conforte les ambitions des autorités.
Au-delà de l'amélioration des infrastructures ferroviaires, ce programme constitue un élément central de la stratégie économique portée par le président de la République. Le Transgabonais demeure un maillon essentiel pour le transport des productions minières, forestières et agricoles, tout en facilitant les échanges commerciaux entre les différentes régions du pays.
En améliorant la sécurité, la fiabilité et la capacité du réseau, le gouvernement entend réduire les coûts logistiques, renforcer la compétitivité des entreprises et favoriser le désenclavement des provinces. À travers ce suivi rapproché, Brice Clotaire Oligui Nguema réaffirme sa volonté de faire des infrastructures un moteur durable de la souveraineté économique et du développement du Gabon.