JOURNÉE MONDIALE DES DROITS DES FEMMES: UNE PRIORITÉ AU GABON
Les femmes sont souvent exposées à des situations de vulnérabilité, favorisées par la banalisation des discriminations, du harcèlement, du chantage sexuel et des violences domestiques.Face à ces violations des droits, le Président gabonais avait mis en place en 2015, la Décennie de la Femme Gabonaise, afin d'assurer l’Égalité entre les femmes et les hommes.Certaines organisations féministes gabonaises sont ainsi vent debout, pour lutter contre les violences faites aux femmes et obtenir des autorités qu’elles promeuvent davantage les droits des femmes.
Des actions pour mieux protéger les femmes au Gabon
Dans sa lutte de restitution des droits de la femme, le gouvernement gabonais avait adopté trois propositions de lois en faveur des femmes.La première propositions de loi adoptée était celle relative à l’élimination des violences faites aux femmes, et qui permettait de prévenir, poursuivre, protéger les femmes contre toutes les formes de violence et de discrimination, de les prévenir, les poursuivre, et les éliminer.
La seconde loi portait sur la modification et la suppression de certaines dispositions du code civil notamment l’obligation d’obéissance de la femme, le rôle du mari en tant que chef de famille, le choix de la résidence réservé au mari pour en faire un choix commun. La réforme comporte aussi plus de droits pour le/la conjoint∙e survivant∙e. S’agissant du divorce, le consentement mutuel avec ou sans l’intervention du juge est envisagé. La troisième proposition modifiait le code pénal et apportait une ouverture plus large du droit d’interruption volontaire de grossesse (IVG) de sorte que l’état de détresse des femmes n’aurait plus besoin d’être qualifié de grave.
Aussi, l’exigence de l’avis des médecins pour constater l’état de détresse des femmes enceintes est supprimé car les femmes restent seules à pouvoir juger leur état de détresse au moment de la demande.
La participation des femmes en politique au Gabon en nette progression
En matière de vie politique, la participation des femmes gabonaises à la vie politique reste minime. Leur représentativité au parlement, pour la législature 2012-2017 était de 15% contre 19,2% actuellement. Au cours des années, la représentativité des femmes au sein du gouvernement gabonais, est passée de 29% en 2015 à 33%. Au Gabon, les femmes occupent déjà certaines places importantes dans le monde politique. À l'exemple de Rose Christiane Ossouka Raponda, femme politique gabonaise, membre du Parti démocratique gabonais. Après avoir occupé divers postes ministériels, elle est la première femme gabonaise à être nommée Première ministre au Gabon entre 2020 et 2023 puis vice-présidente de la République depuis cette dernière date.
Le droits des femmes respecté au Gabon
Les résultats déjà obtenus depuis la mise en place de la décennie de la femme au Gabon, tendent à prouver que le Gabon réussi sa mutation vers une société où règne l’égalité entre les femmes et les hommes et où les droits des premières sont respectés.Comme, les droits des femmes veuves, aide à l’entreprise, accès aux instances de décision et des acquis solides. Dès le 25 juin 2015, la deuxième partie du Code civil consacrée au droit de la succession a été révisée de façon notamment à garantir les droits de la veuve et des orphelins, qui pouvaient jusque-là être bafoués. Le « conseil de famille », devenu « conseil successoral », a été révisé dans sa composition pour réserver une place de choix aux héritiers légaux, notamment à la veuve et l’orphelin.
Cette même année 2015 a été créée un Fonds national d’aide sociale (FNAS), destiné à financer les micro-projets des citoyens économiquement faibles, notamment des associations féminines. Le 5 septembre 2016, la loi n°09/2016 a institué un quota d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques et des femmes aux emplois supérieurs de l’État favorisant la représentativité de ces dernières dans les instances de prise de décision.De son côté, la Loi n°10/2016 du 5 septembre 2016, portant sur la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel, garantit la protection maximale de l’intégrité physique et morale des victimes, afin de permettre leur épanouissement en milieu professionnel.
Le Programme « Égalité des Chances »,mis en place en 2016 par le chef de l’État, offre aux femmes, en particulier, des politiques spécifiques d’appui dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle ou encore des micro-crédits. Le 12 janvier 2018, une révision de la Constitution a énoncé le principe de la parité entre les hommes et les femmes, aussi bien au niveau politique que professionnel. Le 5 juillet 2019, le décret a renforcé la pénalisation de la violence contre les femmes, y compris la violence sexuelle.