RENFORCEMENT MILITAIRE À BIRAO
Si les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par leurs alliés russes, ont repris le contrôle d'Am-Dafock, les inquiétudes demeurent quant à un éventuel élargissement des violences vers Birao. Face à ce contexte sécuritaire fragile et à la circulation de nombreuses rumeurs, la mission onusienne affirme avoir pris des mesures pour rassurer les populations.
« Des forces d'intervention rapide sont arrivées à Birao depuis dimanche afin de renforcer la sécurité. En ce qui concerne les rumeurs, un important travail de sensibilisation est mené par les autorités locales avec l'appui de la MINUSCA. Nous échangeons avec les représentants de la société civile, les leaders religieux et communautaires pour contribuer au retour au calme et permettre à la population de distinguer les rumeurs des informations vérifiées »
a expliqué Joël Pierre Ndoli.
Une assistance humanitaire qui se poursuit
En parallèle du renforcement militaire, la MINUSCA poursuit son soutien aux opérations humanitaires destinées aux populations affectées par les violences. Les convois d'aide continuent d'être acheminés vers Am-Dafock, où des milliers de déplacés vivent toujours à proximité de la base de la mission.
« Les convois d'aide humanitaire continuent d'arriver pour soulager les habitants. Depuis le début de la crise, la mission facilite le transport des équipes humanitaires, sécurise leurs déplacements et a permis l'acheminement de plus de trois tonnes de médicaments, de matériel médical, de kits d'urgence, ainsi que d'équipements liés à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement. Une tonne et demie supplémentaire est déjà arrivée à Birao et sera acheminée dans les prochaines heures vers Am-Dafock »
a précisé le porte-parole par intérim.
Selon les autorités locales, les violences du 30 juin ont fait près de trente morts et plusieurs blessés. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) estime que plus de 11 000 personnes sont déplacées à Am-Dafock, tandis que plus de 2 000 autres ont trouvé refuge à Birao. Ces populations demeurent fortement dépendantes de l'assistance humanitaire dans une région où la situation sécuritaire reste particulièrement volatile.