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CAP SUR L'ACTION

CAP SUR L'ACTION
Théophane Nzame-Nze Biyoghe dresse le bilan d'un an d'Oligui Nguema au Gabon.

Hier, lors d’une conférence de presse très attendue, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, conseiller spécial et porte-parole de la présidence de la République gabonaise, est revenu avec précision et force sur les grands sujets qui agitent le Gabon ces dernières semaines. Dans un discours riche en perspectives, il a dressé un bilan détaillé du premier anniversaire au pouvoir du président Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en évoquant les chantiers majeurs en cours et à venir, ainsi que la visite d’État imminente à Paris.


“Cette conférence de presse intervient après l'allocution du président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema devant le parlement réuni en congrès le lundi 15 juin dernier. Ce grand moment républicain a surtout été un grand moment de vérité, de transparence et de communion autour des acquis du chemin parcouru depuis sa prise de fonction, mais également autour des perspectives de développement pour les jours, les semaines, les mois et les années à venir.”


a expliqué Nzame-Nze Biyoghe, soulignant ainsi l’importance de cette étape politique majeure.


Le porte-parole a insisté sur la double ambition qui anime la présidence actuelle.


“La première étape de la matérialisation de cette ambition a consisté à restaurer la crédibilité internationale de notre pays. Le Gabon a engagé une nouvelle dynamique diplomatique fondée sur le dialogue, la coopération et la défense de ses intérêts stratégiques. Cette nouvelle posture se traduit déjà par une reconnaissance accrue du rôle et des compétences du pays sur la scène internationale. Le Gabon entend désormais être un pays qui compte, un pays qui influence, un pays qui contribue aux grandes dynamiques régionales et internationales.”


Cette restauration de crédibilité internationale accompagne un chantier encore plus profond : la transformation du modèle économique gabonais.


“Le président de la République a affirmé une orientation claire. Le Gabon doit passer progressivement d'une économie principalement fondée sur l'exportation de matières premières à une économie qui sait créer de la valeur localement par la transformation de nos ressources stratégiques, notamment le manganèse. Cette volonté d'aller davantage vers la transformation locale vise à créer sur le territoire national plus d'activités industrielles, plus de compétences et, inévitablement, plus d'emplois.”


Mais cette transformation économique ne se limite pas à l'industrie minière. Elle s’appuie également sur une diversification ambitieuse.


“Le Gabon entend désormais investir dans des secteurs porteurs comme les infrastructures de transport, l'agriculture, le numérique, l'énergie et les industries de transformation. Dans le domaine agricole, les résultats enregistrés au cours de la première année de magistère du président de la République traduisent le ferme engagement de faire de l'agriculture un véritable moteur économique et un levier de souveraineté alimentaire.”


Ce secteur stratégique a bénéficié d’une panoplie d’outils et de mesures concrètes.


“Des laboratoires d’analyse des sols ont été construits et équipés, un système d’information géographique a été mis en place, le laboratoire national vétérinaire a été réhabilité, et la première base de données juridique sur le foncier agricole a été constituée. De plus, des textes réglementaires sur les semences végétales et un dispositif normatif sur les pesticides ont été adoptés, signe d’une volonté forte d’encadrer et de sécuriser cette filière.”


Au-delà des infrastructures, l'État s’est mobilisé pour renforcer la production agricole.


“La distribution de 145 tracteurs et équipements agricoles sur l’ensemble du territoire national ainsi que le déploiement de 91 véhicules au profit de l’administration sectorielle illustrent cet engagement. Par ailleurs, la structuration des filières prioritaires avance avec des résultats probants, comme la création de la première base de données de référence de la filière avicole nationale.”


L’investissement dans l’agriculture s’accompagne d’un plan opérationnel d’urgence évalué à 120 milliards de francs CFA sur deux ans, adopté en conseil des ministres.


“Ce plan vise à sélectionner 150 fermes avicoles nationales, à créer et lancer la société agropastorale du Gabon, et à renforcer massivement les moyens publics, avec un budget du ministère de l’agriculture porté à 81 milliards de francs CFA en 2026, soit quatre fois supérieur aux années précédentes.”


Ces chiffres témoignent de la forte ambition présidentielle dans ce domaine.


Au-delà de l’agriculture, les infrastructures sont un autre pilier fondamental de la transformation économique.


“Un effort majeur est engagé dans le domaine des transports, notamment routiers. Aujourd’hui, ce sont 1886,40 kilomètres de routes en cours d’aménagement à travers le pays. Parmi les principaux chantiers, on compte Ovan-Makokou (97 km), Oyem-Assock-Medzeng (36 km), Moanda-Bakoumba (33,4 km), Ntoum-Cocobeach (83 km), et le tronçon PK24-PK105 de la transgabonaise (81 km). Le lancement des travaux de l’axe Alembé-Mikouyi (306 km) constitue un chantier stratégique renforçant la circulation des biens et des personnes.”


Ces investissements ont déjà un impact social tangible.


“Plus de 6 289 emplois directs ont été créés dans les neuf provinces du Gabon grâce à ces projets d’infrastructures. Par ailleurs, l’État a renforcé ses capacités d’intervention avec l’acquisition de 167 matériels neufs de génie civil pour les 21 unités territoriales, l’entretien permanent de 446,46 km de route non revêtue, la réhabilitation de 27 ponts en bois et des opérations de sécurisation routière sur plusieurs axes.”


Toutefois, la transformation économique ne serait rien sans amélioration des conditions de vie des Gabonais. C’est pourquoi la dimension sociale occupe une place centrale.


“Le président de la République place la protection sociale au cœur de son projet pour le pays. Une avancée majeure a été réalisée avec le lancement du fonds 4 le 2 février 2026, qui étend désormais la couverture maladie aux travailleurs indépendants et aux assurés volontaires. Cette réforme participe à la refondation progressive du modèle social gabonais avec l’objectif de construire une protection plus inclusive dans le secteur de la santé.”


Des réalisations concrètes ont suivi.


“Quatorze blocs opératoires et de réanimation ont été réhabilités, des scanners ont été livrés et installés à Port-Gentil, Koulamoutu et Mouila, permettant ainsi de réduire les déplacements coûteux pour les patients. Le système sanitaire a été renforcé avec le déploiement de 268 médecins généralistes sur l’ensemble du territoire, le recrutement de 400 médecins et sages-femmes, ainsi que la formation de 200 agents de santé communautaire dans sept départements.”


Le volet administratif n’a pas été négligé, avec la mise en stage de 403 agents et la mise en solde de 514 agents entre mai 2025 et avril 2026, dont 139 entre janvier et avril 2026. Par ailleurs, la lutte contre la vie chère reste une priorité constante.


“Plusieurs mesures ont été mises en œuvre pour renforcer la régulation économique et protéger le pouvoir d’achat des ménages, notamment la création de la centrale d’achat du Gabon, la suspension de la TVA sur certains matériaux de construction, la prorogation de la suspension des droits et taxes sur certains produits de grande consommation, ainsi que le renouvellement de la mercuriale pour six mois.”


L’amélioration des conditions de vie passe aussi par l’accès aux services essentiels d’eau et d’électricité. Face aux difficultés persistantes, l’État a déclenché un état d’urgence hydrique.


“Cette mesure mobilise les forces de défense et de sécurité ainsi que des partenaires pour assurer la distribution de l’eau à des tarifs revus à la baisse. Cela témoigne de l’engagement du chef de l’État à tout mettre en œuvre pour réduire les difficultés auxquelles sont confrontés les ménages gabonais, en attendant la livraison de chantiers plus structurants.”


Dans le domaine de l’électricité, plusieurs actions concrètes ont été menées.


“La mise en service de la ligne électrique Bikélé-Nkok sur 11 km alimente désormais plus de 3 000 ménages. L’accroissement de la capacité de production du grand Poubara à 160 MW, la réhabilitation de 298 points lumineux dans le Grand Libreville, et l’installation de 30 groupes thermiques diesel dans 16 localités traduisent la volonté présidentielle d’améliorer l’accès à l’électricité sur tout le territoire.”


Enfin, la visite d’État prévue la semaine prochaine à Paris, à l’invitation du président Emmanuel Macron, sera une occasion majeure de renforcer les liens bilatéraux.


“Ce sera l’occasion pour les deux chefs d’État de faire le point sur la coopération bilatérale entre nos deux pays et surtout de suivre les accords signés à Libreville lors de la visite d’État du président français en novembre dernier. La coopération entre le Gabon et la France a été refondée pour privilégier une logique gagnant-gagnant mutuellement bénéfique pour nos deux peuples.”


Au-delà de toutes ces réalisations, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé une conviction fondamentale portée par le président.


“Aucune transformation nationale ne peut réussir sans la mobilisation de tous. Le changement du Gabon ne repose pas uniquement sur les investissements publics, les infrastructures ou les réformes institutionnelles. Il repose aussi sur un changement de mentalité, une nouvelle culture de la responsabilité, du travail et de l’engagement citoyen.”


Cette dynamique invite chaque Gabonais à participer activement.


“La transformation du pays appelle une implication forte de toutes les composantes de la nation. Les institutions, le secteur privé, la société civile, et chaque citoyen. La démocratie ne se limite pas aux échéances électorales, elle se construit au quotidien par la participation active à la construction nationale.”


Au final, le message est clair.


“Le Gabon restaure sa crédibilité internationale, transforme son économie, investit dans ses infrastructures et dans son capital humain, prépare un modèle social inclusif. Cette transformation est un chantier collectif qui nécessite constance, engagement et mobilisation de tous. C’est ensemble que nous construisons un Gabon plus souverain, plus prospère et plus juste.”


Cette conférence a permis de faire le point sur un Gabon qui se réinvente et se projette vers un avenir ambitieux et solidaire, sous la houlette d’une présidence attentive aux réalités du terrain et déterminée à faire de la transformation un projet national partagé.


 


 


 


 

Par Pamphil

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