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ASSOCIATIONS RELIGIEUSES, LE GABON OUVRE LE CHANTIER D’UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION

ASSOCIATIONS RELIGIEUSES, LE GABON OUVRE LE CHANTIER D’UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION
Le 21 juillet prochain aura lieu une rencontre entre le ministre de l'iInterieur et les responsables des confessions religieuses et des chefferies traditionnelles reconnues légalement au Gabon. il sera question de discuter sur la mise en place de l’avant-projet de loi en lien avec  les associations à caractère religieux.

Une rencontre qui regroupera les responsables des confessions religieuses, des fédérations et confédérations religieuses, des églises indépendantes, des associations à caractère cultuel, ainsi que des chefferies traditionnelles légalement reconnues dès 10h à l’auditorium de l’immeuble Arambo. Notant la sensibilité des échanges, il est demandé à chacune des organisations de se présenter avec deux personnes ayant reçu mandat dûment signé des responsables.



Comment mieux concilier liberté religieuse et régulation du secteur ?


Le lancement sur l’avant-projet de loi relatif aux associations religieuses ouvre un débat très important au Gabon : comment garantir la liberté de culte, consacrée par la Constitution, tout en mettant en place un cadre de régulation capable de prévenir les dérives ?


 La prolifération des lieux de culte 


 


Ces dix dernières années,le paysage religieux gabonais s’est considérablement diversifié avec la multiplication des lieux de culte et l’apparition de nouvelles communautés religieuses à travers le pays. Si cette évolution témoigne du dynamisme de la vie spirituelle, des interrogations sur les conditions de création, de fonctionnement et de contrôle de certaines structures peuvent être soulevées.


La protection des fidèles 



Au cœur préoccupations figure la protection des fidèles, qui s’élèvent le plus souvent pour dénoncer des pratiques assimilées à des abus : promesses de guérison ou d’enrichissement, sollicitations financières excessives, absence de transparence dans la gestion des ressources ou encore manipulation psychologique de personnes vulnérables. Pour les autorités gabonaises , une réforme pourrait permettre de mieux encadrer ces situations sans remettre en cause le libre exercice des religions.


Ces discussions peuvent offrir ainsi aux responsables religieux l’occasion de faire entendre leurs propositions. Beaucoup plaident pour une réglementation qui distingue clairement les organisations respectueuses des lois des groupes qui exploitent la foi à des fins personnelles. L’enjeu est également de préserver l’autonomie des confessions religieuses tout en renforçant leur responsabilité vis-à-vis de leurs fidèles et de l’État.



Les attentes des populations 



Au sein de l’opinion publique, les attentes semblent converger autour de trois priorités : une meilleure organisation du secteur, davantage de transparence dans le fonctionnement des associations religieuses et un renforcement des mécanismes de protection des citoyens contre les abus. L’équilibre recherché consiste donc à bâtir un cadre juridique qui protège à la fois les libertés fondamentales et l’intérêt général. Le succès de cette réforme dépendra largement de la qualité du dialogue entre les autorités publiques, les responsables religieux, les juristes et la société civile, afin d’aboutir à un texte consensuel, respectueux des droits de chacun et adapté aux réalités du paysage religieux gabonais.

Par NOEMI KIM

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