tvplusafrique

International

ABSENCE DE BIYA

ABSENCE DE BIYA
L’UDC exige des garanties institutionnelles pour la continuité de l’État.

L’absence prolongée du président camerounais Paul Biya continue d’alimenter le débat politique. Hors du territoire national depuis le 7 juin 2026 pour un séjour privé en Europe, le chef de l’État est toujours à Genève, en Suisse. Une situation qui pousse l’Union démocratique du Cameroun (UDC) à appeler au renforcement des mécanismes institutionnels destinés à garantir la continuité de l’État.


L’UDC plaide pour des règles plus claires


Dans un communiqué publié le samedi 18 juillet, l’UDC estime que cette longue absence met en évidence la nécessité de consolider les dispositifs encadrant l’exercice du pouvoir en cas d’indisponibilité temporaire du président de la République. Le parti insiste toutefois sur le fait que sa démarche ne vise ni à remettre en cause la légitimité de Paul Biya ni à alimenter les spéculations autour de son état de santé ou de sa situation personnelle.


Pour la formation politique, la stabilité des institutions repose avant tout sur des règles précises, transparentes et applicables en toutes circonstances. Elle considère ainsi que la continuité de l’État doit être assurée par des mécanismes institutionnels clairement définis afin d’éviter toute incertitude.


Des propositions pour renforcer le cadre institutionnel


Dans sa déclaration, l’UDC rappelle qu’une absence prolongée du chef de l’État ne saurait être assimilée automatiquement à une vacance du pouvoir. Elle estime néanmoins que cette situation soulève des interrogations légitimes sur l’exercice effectif des responsabilités présidentielles et sur les procédures prévues en cas d’empêchement temporaire.


Le parti salue, par ailleurs, la réintroduction de la fonction de vice-président de la République, intervenue à la faveur de la révision constitutionnelle du 14 avril 2026. Il juge cependant que cette avancée demeure insuffisante et propose plusieurs mesures complémentaires.


L’UDC recommande notamment un encadrement juridique des absences prolongées du président, une information régulière de la Nation et du Parlement, la possibilité d’une délégation officielle de certaines prérogatives présidentielles, ainsi que la mise en place d’une procédure impartiale permettant de constater un éventuel empêchement.


Un appel aux autorités et aux acteurs politiques


Au-delà de ces propositions, l’Union démocratique du Cameroun invite les autorités compétentes à apporter les clarifications nécessaires sur la continuité effective de l’État. Elle appelle également l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à engager une réflexion de fond afin de renforcer durablement le cadre constitutionnel, dans l’intérêt de la stabilité nationale et de la confiance des citoyens.


Pour rappel, Paul Biya a quitté Yaoundé le 7 juin dernier pour un séjour en Suisse. Plus d’un mois après son départ, le président camerounais demeure à Genève, une absence qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opposition comme de la société civile.


 


 


 


 


 

Par Pamphil

Top Articles