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ENQUÊTES MARITIMES : ATELIER RÉUSSI

ENQUÊTES MARITIMES : ATELIER RÉUSSI
Clôture de l'atelier sur la criminalité maritime en Guinée équatoriale.

Le ministère des Transports, des Télécommunications et de l'Aviation civile de Guinée équatoriale a clôturé avec succès un atelier national consacré aux enquêtes criminelles maritimes. Organisée pendant cinq jours à l'hôtel Sofitel de Sipopo, cette session de formation a réuni les principaux acteurs impliqués dans la sécurité maritime, avec l'appui technique de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).


Cette initiative s'inscrit dans la volonté des autorités équato-guinéennes de renforcer les mécanismes de lutte contre la criminalité en mer et d'améliorer la coopération entre les différentes institutions chargées de faire respecter la loi dans les espaces maritimes.


Une mobilisation interinstitutionnelle


L'atelier a rassemblé des magistrats, des représentants des ministères de la Justice, de la Défense et de la Sécurité, ainsi que des membres de la Marine nationale, de la Police, de la Gendarmerie, des Douanes, des Services agricoles et d'autres organismes compétents. Cette diversité de participants a favorisé un échange d'expériences et une meilleure coordination entre les différents services appelés à intervenir face aux infractions maritimes.


L'objectif principal de cette formation était de renforcer les capacités nationales en matière de prévention, de détection, d'enquête et de poursuite des crimes commis en mer, tout en consolidant la coopération entre les institutions nationales concernées.


L'ONUDC plaide pour une réponse coordonnée


Lors de la cérémonie de clôture, le chef du bureau de l'ONUDC pour l'Afrique centrale et de l'Ouest, Aliou Sall, a salué les progrès réalisés au cours de cette semaine de travail. Il a rappelé que la sécurité maritime constitue un enjeu stratégique pour les pays du golfe de Guinée, où les activités criminelles en mer continuent de représenter une menace pour le commerce, les investissements et le développement économique.


Le responsable onusien a souligné l'ambition commune de bâtir une réponse pénale plus efficace face aux défis sécuritaires maritimes. Il a également mis en avant les fondements juridiques, institutionnels et opérationnels examinés durant les travaux, estimant qu'ils constituent une base solide pour améliorer la lutte contre les infractions maritimes.


Des compétences renforcées pour les acteurs nationaux


Au nom du ministre d'État aux Transports, aux Télécommunications et à l'Aviation civile, Honorato Evita Oma, le directeur général de la Réglementation et de la Réglementation, Pascasio Efa Obama Nchama, a procédé à la clôture officielle de l'atelier.


Dans son intervention, il a rappelé les principaux thèmes développés au cours de la formation. Les participants ont notamment étudié les principes généraux du droit de la mer, le cadre juridique des différentes zones maritimes, les opérations d'interception, le droit d'accès, les prérogatives des forces de police maritime ainsi que les procédures d'intervention en situation d'urgence.


Selon lui, ces connaissances permettront aux institutions concernées de mieux coordonner leurs actions et de répondre plus efficacement aux défis liés à la criminalité maritime.


Un engagement en faveur de la gouvernance maritime


Pascasio Efa Obama Nchama a insisté sur le fait que « la sécurité maritime n'est pas la responsabilité d'une seule institution, mais bien un effort interinstitutionnel, interministériel et international ». Il a appelé les participants à transformer les relations de confiance et le langage commun développés durant ces cinq jours en actions concrètes sur le terrain.


Réaffirmant l'engagement du gouvernement en faveur du renforcement de la gouvernance maritime, il a exprimé sa conviction que ces initiatives contribueront à un environnement plus sûr, plus prospère et plus stable, tant pour la Guinée équatoriale que pour l'ensemble de la région.


La cérémonie s'est achevée par la remise de certificats de participation à l'ensemble des bénéficiaires de la formation. Cet atelier s'inscrit dans le cadre du projet


« Mers sûres pour l'Afrique »


financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'ONUDC, une initiative destinée à renforcer l'État de droit, protéger l'économie bleue et promouvoir un développement durable dans les États côtiers africains.

Par Pamphil

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