LE FONCTIONNEMENT DE LA MAIRIE CENTRALE DE LIBREVILLE MENACÉ
La menace de paralysie de la mairie centrale et ses arrondissements par les agents de cette structure est selon le syndicat, due au silence affiché par les autorités un mois après la médiation. Selon le président du syndicat, les partenaires sociaux réunis au sein de la coalition syndicale ont attiré plusieurs fois l'attention du conseil municipal sur la persistance de la mauvaise gestion de l'institution.
"Nous dénonçons ici les dérives de notre tutelle, ce point de presse est pour nous l'occasion d'attirer l’attention de l'opinion publique, nationale et internationale, sur le fait de la mauvaise foi de nos administrations", a indiqué Jeo-Fred Madouta.
À cet effet, le syndicat des agents de la mairie de Libreville, ont décidé de la fermeture de la mairie centrale et des mairies d’arrondissements et de l’arrêt du fonctionnement des services municipaux si la tutelle ne prend pas en compte leurs différentes revendications. Globalement, les syndicalistes souhaitent la régularisation des situations des employés, le départ des fonctionnaires de la mairie, la revalorisation des salaires et le règlement de l’ardoise due à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Durcissement de ton
Parmi les revendications selon le président du syndicat, les 8 directions générales que compte l’Hôtel de Ville de Libreville seraient occupées par des personnes extérieures et non par des agents municipaux. Le non payement des cotisations des agents à la CNSS date aujourd'hui d'il y' a 7 ans. Les agents grévistes ont donc choisi de paralyser en premier le service d’état-civil, qui est un service public à caractère administratif de la commune de Libreville dont le but essentiel est de produire légaliser, et authentifier les actes d’état-civil notamment, les actes de naissance, de mariage, de décès.