UNIFORMES MILITAIRES INTERDITS
Une date butoir fixée pour la remise des attributs
Le texte impose aux responsables des OBNL disposant déjà de ces effets de les remettre aux autorités administratives compétentes dans un délai strict de quinze jours, passé ce délai, la menace d’une sanction judiciaire plane désormais comme une épée de Damoclès. Pour faciliter cette opération, les gouverneurs, préfets et sous-préfets ont été montés au créneau. Le ministre a clairement tapé du poing sur la table, rappelant que tout contrevenant s’expose à des poursuites conformément à la législation en vigueur. Cette décision montre la volonté du gouvernement de reprendre le contrôle face à cette dérive.
Un contexte sécuritaire préoccupant
Cette interdiction fait suite au démantèlement, le 16 juillet dernier, d’une organisation de faux agents des forces de défense et de l’ONU. L’opération avait permis la saisie d’armes, de tenues militaires et de documents falsifiés, révélant l’ampleur du phénomène. L’arrêté n’évoque pas explicitement ses motivations, mais il vise clairement à éviter que des individus ou groupes se servent des attributs officiels pour usurper une identité susceptible de mettre en danger la sécurité des personnes et des biens.
Les OBNL sont ainsi invitées à clarifier leur rôle humanitaire, social ou culturel sans chercher à s’arroger une apparence militaire ou onusienne, respectant ainsi le cadre réglementaire en vigueur.