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INDEMNITÉS DE PAPE THIAW, LE MINISTÈRE DES SPORTS RENVOIE LA FACTURE À LA FSF

INDEMNITÉS DE PAPE THIAW, LE MINISTÈRE DES SPORTS RENVOIE LA FACTURE À LA FSF
Au Sénégal, le ministère de la Jeunesse et des Sports refuse de financer les indemnités de licenciement de l'ancien sélectionneur des Lions de la Teranga, Pape Thiaw.

Demis de ses fonctions le 11 juillet dernier à la suite des performances jugées insuffisantes pour le Sénégal lors de la Coupe du monde 2026, l’ancien sélectionneur des Lions de la Teranga fait face à un dilemme, celui de se voir refuser le paiement de ses indemnités par le ministère des Sports du pays. Information relayée par Mansour Loum, journaliste chez Afrik Com, selon qui la décision à été officiellement notifiée à la Fédération sénégalaise de football (FSF).


Le refus du ministère est-il conforme à la répartition des responsabilités entre l’État et la Fédération sénégalaise de football ?


Le refus du ministère sénégalais des Sports de prendre en charge les indemnités de Pape Thiaw remet au premier plan la question de la répartition des responsabilités entre l’État et la Fédération sénégalaise de football (FSF). Si les pouvoirs publics soutiennent traditionnellement le football national, notamment à travers des subventions et l’accompagnement des équipes nationales, la gestion des contrats des entraîneurs relève généralement de la fédération, une entité juridiquement autonome affiliée à la FIFA et à la CAF. Dès lors, la décision du ministère soulève une interrogation essentielle : qui, de l’État ou de la FSF, est le véritable employeur du sélectionneur national ?


Au-delà du cas Pape Thiaw, cette affaire met en lumière les limites d’un modèle de gouvernance où les responsabilités financières ne sont pas toujours clairement définies. Lorsque les contrats sont négociés avec l’appui de l’État mais exécutés sous l’autorité de la fédération, les zones d’ombre peuvent rapidement se transformer en conflits institutionnels. Pour plusieurs observateurs du sport, cette situation révèle la nécessité de clarifier les engagements respectifs de chaque partie afin d’éviter que les différends financiers ne perturbent la stabilité de la sélection nationale.


Il faut redefinir les missions de chaque partie


Le dossier pourrait ainsi faire jurisprudence dans les relations entre le ministère des Sports et la FSF. Plus qu’un simple désaccord sur le paiement d’indemnités, il pose la question de l’autonomie des fédérations sportives, de leur capacité à assumer leurs obligations contractuelles et du rôle que l’État entend désormais jouer dans le financement du football de haut niveau. L’issue de cette affaire pourrait redéfinir les règles de collaboration entre les deux institutions et servir de référence pour les futurs contrats des sélectionneurs nationaux.

Par ANGUE

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