AGRICULTURE DE RENTE, LE CAOUTCHOUC RÉSISTE, L’HUILE DE PALME RECULE
L’agriculture de rente gabonaise a connu un début d’année 2026 en demi-teinte. Au premier trimestre, la production du secteur a légèrement diminué de 0,8 % par rapport aux trois derniers mois de 2025. Une baisse limitée, notamment grâce aux bons résultats enregistrés dans la filière caoutchouc, qui ont permis de compenser en partie le recul de l’huile de palme.
La filière palme en difficulté
La principale baisse concerne la production de régimes de palme. Entre janvier et mars 2026, celle-ci a diminué de 2,4 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le recul est encore plus important. La production affiche une baisse de 8,7 % par rapport au premier trimestre 2025. Cette situation s’explique principalement par la diminution des rendements dans plusieurs exploitations.
La fermeture définitive du site de Pangani, à Mandji, a également contribué à cette baisse. Devenu trop difficile à exploiter sur le plan économique, le site ne participe désormais plus à la production.
Le caoutchouc soutient le secteur
Face aux difficultés de la filière palme, le caoutchouc humide affiche une évolution beaucoup plus favorable. Sa production a augmenté de 1,4 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent.
Sur un an, la progression atteint même 15,2 %. Cette performance repose notamment sur les bons résultats enregistrés par la société ORG et sur la reprise progressive des activités du groupe ABG. Cette dynamique a permis de limiter le recul de l’ensemble de l’agriculture de rente. Sur les douze derniers mois, la production du secteur reste ainsi presque stable, avec une légère baisse de 0,1 %.
Un secteur encore fragile
Les résultats du premier trimestre montrent une situation contrastée dans l’agriculture de rente gabonaise. Alors que le caoutchouc poursuit sa progression, la filière de l’huile de palme reste confrontée à des difficultés de rendement et à la fermeture de certains sites.
Le maintien de cette activité dépendra donc en grande partie de la capacité à améliorer les performances de la filière palme. Sans redressement, les difficultés rencontrées par certains sites pourraient continuer à peser sur la production agricole nationale.
Pour l’heure, les bons résultats du caoutchouc permettent de maintenir le secteur à flot, mais ils ne suffisent pas à effacer les fragilités qui persistent dans l’agriculture de rente gabonaise.