PERENCO FACE À UNE NOUVELLE ACCUSATION DE POLLUTION EN OGOOUÉ-MARITIME
Une nouvelle inquiétude environnementale gagne l’Ogooué-Maritime. Le sénateur du département d’Etimboué, Georges Mpaga, alerte sur une possible pollution à Olendé Dôme, qu’il attribue aux activités de la société pétrolière Perenco Gabon. Dans une publication diffusée il y’a quelques jours sur les réseaux sociaux, l’élu affirme avoir été informé d’un déversement d’hydrocarbures dans cette zone.
Une pollution qui serait en cours
D’après les informations recueillies par le sénateur auprès des populations locales, la situation aurait commencé depuis plusieurs jours. Georges Mpaga accuse l’opérateur pétrolier de chercher à masquer l’ampleur des dégâts en utilisant du sable pour recouvrir la zone touchée.
L’élu dit également s’interroger sur la réaction des autorités compétentes, notamment les administrations en charge de l’Environnement et du Pétrole, dont il ignore pour l’instant si elles ont été officiellement alertées.
Un nouveau chapitre dans un long contentieux environnemental
Cette nouvelle alerte intervient alors que Perenco est déjà régulièrement citée dans plusieurs affaires liées à des incidents environnementaux au Gabon. Pour Georges Mpaga, cette situation remet une nouvelle fois sur la table la question de la responsabilité des entreprises exploitant les ressources naturelles, au nom du principe « pollueur-payeur ».
Le sénateur rappelle que le département d’Etimboué a déjà connu plusieurs épisodes similaires. En janvier 2021, une importante pollution avait notamment touché la sortie de la lagune Nkomi et l’embouchure d’Olendé, une zone proche de celle aujourd’hui concernée.
D’autres sites comme Ntchonga, Batanga et Moba avaient également été signalés par des organisations de la société civile comme ayant subi les conséquences d’activités pétrolières.
Une mission annoncée sur le terrain
Pour mieux évaluer la situation, Georges Mpaga prévoit de se rendre à Olendé Dôme ce week-end. Il souhaite mener une mission d’observation avec les communautés locales afin de constater les éventuels dégâts et recueillir leurs témoignages.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité de son engagement auprès des populations riveraines, notamment les pêcheurs et agriculteurs qui dépendent directement des ressources naturelles de la région.
Alors que les accusations restent à confirmer par les autorités compétentes, une réaction officielle du gouvernement ainsi qu’une prise de position de Perenco sont désormais attendues pour éclaircir cette nouvelle alerte environnementale.