HAUT-OGOOUÉ, APRÈS LES INFRASTRUCTURES, COMILOG VEUT DÉSORMAIS RENFORCER L’ACCÈS À L’EAU
Eramet-Comilog a transféré à l’État gabonais plusieurs infrastructures réalisées dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale. Évaluées à 6,47 milliards de FCFA, ces réalisations concernent principalement l’approvisionnement en eau potable et l’éclairage public dans plusieurs localités du Haut-Ogooué.
À Moanda, le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, a pu visiter ces installations aux côtés des représentants du CNEE et de la SEEG. La délégation a été accueillie par Leod Paul Batolo, Administrateur Directeur Général d’Eramet-Comilog.
La signature des actes de transfert officialise désormais le passage de ces équipements sous la responsabilité de l’État. L’enjeu sera notamment d’assurer leur exploitation et leur maintenance afin de garantir la continuité des services.
L’eau, priorité des investissements
Dans le domaine hydraulique, plusieurs réalisations doivent contribuer à renforcer la desserte des populations.
À la cité Lékolo 2, une nouvelle station de traitement peut produire jusqu’à 12 m³ d’eau par heure et desservir 417 logements, soit environ 2 022 personnes. Deux forages supplémentaires permettent, quant à eux, de mobiliser 22 m³ d’eau par heure.
Raccordés au réseau de la SEEG, ces ouvrages doivent renforcer les capacités existantes et améliorer la régularité de l’approvisionnement.
Deux surpresseurs de la société publique ont également bénéficié d’un renforcement destiné à mieux desservir les quartiers confrontés à des difficultés de pression ou d’accès à l’eau.
Près de 6 000 lampadaires solaires déployés
L’autre volet important de cette politique d’investissement concerne l’éclairage public.
Entre 2020 et 2026, près de 6 000 lampadaires solaires ont été installés à Moanda, Mounana, Bakoumba et dans plusieurs localités voisines. L’opération représente environ 5 milliards de FCFA.
Au-delà de l’éclairage des rues et des espaces publics, ces équipements doivent favoriser les déplacements nocturnes et contribuer à améliorer les conditions de vie des populations.
Deux études pour préparer les prochains investissements
Mais le principal enseignement de cette rétrocession réside peut-être dans ce qui se prépare déjà.
Eramet-Comilog poursuit son accompagnement dans le secteur de l’eau à travers deux études. La première vise à déterminer les moyens d’augmenter les capacités de captage de la cité Lékolo 2. La seconde porte sur un Avant-Projet Détaillé consacré à la mobilisation des eaux de l’Ogooué.
Les résultats seront transmis au ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie. Ils doivent servir de base aux prochaines décisions concernant le développement des infrastructures hydrauliques dans la région.
Du financement à la continuité du service public
Avec cette nouvelle étape, l’enjeu dépasse désormais la réalisation des infrastructures. Une fois transférés à l’État, ces équipements devront être durablement exploités et entretenus pour produire pleinement les effets attendus.
Pour Eramet-Comilog, cette démarche traduit une volonté d’inscrire ses actions RSE dans une logique de coopération avec les pouvoirs publics. Pour l’État, elle ouvre surtout un nouveau défi : transformer ces investissements en services publics durables et accessibles aux populations du Haut-Ogooué.
Et avec les nouvelles études engagées sur l’eau, la question n’est déjà plus seulement de savoir ce qui a été réalisé, mais bien de déterminer jusqu’où ces investissements pourront encore s’étendre.