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NIAMEY SOUS TENSION

NIAMEY SOUS TENSION
Niamey retrouve le calme après une mutinerie militaire avortée au Niger.

La capitale nigérienne respire à nouveau ce lundi 31 août 2026, après un week-end d'extrême volatilité. La tentative de mutinerie, qui a débuté dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août, a fait l'effet d'une bombe au sein de la population. Les détonations à l'arme lourde ont brisé le silence nocturne autour de la base aérienne 101, plongeant immédiatement la ville dans la psychose d'un nouveau coup de force militaire.


Une riposte conjointe pour sécuriser la capitale


L'alerte a été maximale durant toute la journée du samedi 29 août. Les forces régulières nigériennes ont dû engager des combats intenses pour verrouiller les points stratégiques de Niamey. Selon des sources sécuritaires, le noyau dur des soldats dissidents a été définitivement maté à la suite d'une contre-offensive majeure. Les insurgés ont été mis hors d'état de nuire avant d'avoir pu rallier d'autres unités à leur cause, permettant un contrôle total de la situation dès le samedi soir. Après une journée de dimanche consacrée à la sécurisation des périmètres, la tension a baissé d'un cran en ce début de semaine. Ce lundi matin, les blindés patrouillent toujours, mais les commerces rouvrent et les habitants reprennent le cours normal de leur vie.


L'appui russe et les zones d'ombre


Si la stabilité semble rétablie en surface, les coulisses de l'opération confirment l'évolution géopolitique de la région. Des sources concordantes russes ont rapidement indiqué que les forces paramilitaires de l'Africa Corps avaient appuyé les troupes nigériennes pour neutraliser cette tentative de déstabilisation, illustrant la dépendance croissante de la transition envers ses nouveaux alliés.


Cependant, les motivations réelles de cette fronde des forces spéciales restent floues. S'agit-il de revendications corporatistes ou d'une manipulation politique extérieure ? Alors que les arrestations se multiplient, un lourd mystère plane encore sur l'identité des véritables cerveaux de ce putsch avorté.


“Ce sont de jeunes officiers qui ont tenté de renverser le chef de la junte nigérienne. Issus de différentes unités de l'armée nigérienne, principalement des Forces spéciales, ces militaires ont rejoint la capitale Niamey pour partie depuis les régions de Tillabéri et de Dosso. Ces soldats des Forces spéciales constituent l'élite de l'armée nigérienne et sont en première ligne contre les jihadistes de l'État islamique et du JNIM. Dans le cadre des opérations antiterroristes « Niya » et « Almahaou », ils opèrent notamment dans la région des trois frontières avec le Mali et le Burkina Faso”


rapporte Radio France Internationale.





Par Pamphil

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