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LES MÉRITES DU SPORT, LES GABONAIS SONT ILS DÉMOTIVÉS ?

LES MÉRITES DU SPORT, LES GABONAIS SONT ILS DÉMOTIVÉS ?
Passionnés de sport, de nombreux jeunes Gabonais hésitent pourtant à en faire un métier. Pour cause, plusieurs manquements observés notamment au niveau des infrastructures, des clubs et des championnats nationaux pour ne citer que ceux là.

Au Gabon, la passion pour le sport semble progressivement s’essouffler chez une partie de la jeunesse. Le manque d’infrastructures, la faiblesse des clubs et l’absence de championnats nationaux réguliers réduisent les perspectives pour les pratiquants. À cela s’ajoute la faible mise en lumière des sportifs gabonais évoluant à l’étranger. Face à ces difficultés, de nombreux jeunes peinent à envisager le sport comme une véritable carrière.



Le manque d’infrastructures tant pour les sports de masse que dans les écoles 



Le déficit d’infrastructures sportives constitue l’un des principaux freins au développement du sport au Gabon. Dans le pays en général et dans les établissements scolaires en particulier, le manque de terrains aménagés, de salles adaptées et d’équipements fonctionnels limite fortement la pratique. Le pays compte pourtant plusieurs disciplines sportives, mais certaines disposent de peu ou pas d’espaces appropriés pour l’entraînement et la compétition. À cela s’ajoute le fait qu’un seul stade parmis plusieur que compe le pays répond actuellement aux normes exigées par la CAF pour accueillir des compétitions internationales, une situation qui limite les perspectives des sportifs et peut contribuer à la disparition des vocations.



Le manque de club


Le manque de clubs au Gabon ne concourt pas à l’éclosion des talents et au développement des carrières sportives. Sans structures pour encadrer, former et accompagner les jeunes, certains potentiels restent inexploités, voire finissent par abandonner. Cette faiblesse du tissu sportif réduit également les compétitions locales, limitant les rencontres, la visibilité et les opportunités de progression. Or, le club demeure le premier cadre où un sportif peut se former, évoluer et envisager une véritable carrière.



Mise en valeur des gabonais évoluant à l’extérieur 


La mise en valeur des Gabonais évoluant à l’étranger soulève également la question des conditions d’encadrement entre ceux qui partent et ceux qui restent au pays. À l’extérieur, plusieurs sportifs bénéficient de structures plus professionnelles, d’un meilleur suivi technique, médical et matériel, ainsi que de compétitions régulières. Ces avantages leur offrent plus de possibilités de progresser et de se faire connaître. Sauf que ces dernier font des compétitions au nom du Gabon que sous la forme mais, dans le fond, certains ne connaisent rien du pays et de ses réalités. À l’inverse, les talents restés au Gabon évoluent souvent dans un environnement marqué par le manque d’infrastructures, de clubs structurés et de compétitions, donnant le sentiment que la réussite sportive passe nécessairement par l’étranger.


Les championnats nationaux inexistant dans certaines diciplines


Sans compétitions régulières, les sportifs manquent d’occasions de se mesurer, de progresser et de se faire repérer par les clubs ou les sélections nationales. Cette situation fragilise également les clubs, limite la visibilité des talents locaux et prive les jeunes d’un cadre compétitif susceptible d’entretenir leur motivation. À terme, le manque de championnat peut contribuer à l’essoufflement de la pratique sportive et pousser certains talents à chercher à l’étranger les conditions nécessaires à leur progression.


Entre infrastructures insuffisantes, manque de clubs et de compétitions régulières, le sport gabonais peine à offrir des perspectives durables aux jeunes. Ces difficultés peuvent progressivement nourrir la démotivation et favoriser le départ des talents vers l’étranger. Redonner au sport sa place passe donc par des investissements et une meilleure

Par NYANGUI

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