NIGER : ARMES SAISIES
Selon les informations rapportées par la télévision publique nigérienne RTN, le mouvement impliquait des éléments du Bataillon spécial de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales (BSR/COS). Après plusieurs heures de tension, les forces loyalistes ont repris le contrôle de la base et mis hors d’état de nuire les éléments impliqués dans la mutinerie.
L’opération a permis de mettre la main sur un véritable butin militaire, dont l’importance souligne l’ampleur des moyens dont disposaient les mutins.
Des centaines d’armes récupérées
Le bilan communiqué par les autorités fait état de 34 véhicules Toyota pick-up équipés d’armes de bord et de deux véhicules blindés légers (VBL), dont l’un a été détruit. Plusieurs dizaines de motos ont également été récupérées.
Sur le plan de l’armement, les FDS ont mis le grappin sur 382 fusils AK-47, 36 lance-roquettes RPG-7, 30 mitrailleuses PKM et six armes de calibre 12,7 mm.
À cette impressionnante liste s’ajoutent quatre armes de calibre 14,5 mm, quatre fusils de précision Dragunov destinés aux tireurs d’élite, un mortier de 82 mm et 17 pistolets automatiques. Des caisses de munitions, des dizaines de chargeurs ainsi que plusieurs appareils de communication complètent cet arsenal de feu.
Une menace contenue dans la capitale
Les événements avaient éclaté dans les installations de la base 101, où des militaires avaient retenu certains de leurs camarades. D’après RTN, les éléments du BSR/COS impliqués auraient utilisé leurs armes contre l’État, alors que cette unité est notamment chargée de missions liées à la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites au Niger et dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe également le Burkina Faso et le Mali.
Les forces nigériennes, traquées dans leurs derniers retranchements, ont finalement maté la mutinerie et rétabli l’ordre dans la capitale.
Soutien aux autorités nigériennes
À la suite de l’opération, le commandement des forces armées nigériennes a salué l’appui des unités de l’Africa Corps du ministère russe de la Défense dans la répression de la mutinerie. Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, exprimé sa solidarité avec Niamey.
L’AES a qualifié l’épisode de « trahison » de la part d’un groupe de militaires.
La récupération de cet important matériel intervient ainsi dans le cadre des opérations de sécurisation de la base 101 et de la préservation de la continuité des activités dans la capitale nigérienne.