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MELEN DÉBORDÉ

MELEN DÉBORDÉ
Le Centre national de santé mentale de Melen, fait face à une saturation de ses capacités d'accueil.

À Libreville, le Centre national de santé mentale (CNSM) de Melen prévient d'un danger imminent. Dans un communiqué, l’établissement, situé dans le 5ᵉ arrondissement, appelle les familles à renforcer leur implication dans le suivi et la réinsertion des personnes prises en charge pour des troubles psychiatriques.


Créé en 1995, le centre dispose d’une capacité d’hospitalisation restée limitée depuis sa mise en service. Cette situation pèse désormais lourdement sur son fonctionnement, alors que la demande de soins ne cesse d’augmenter.


« Le CNSM accueille désormais plus de patients que prévu, notamment parce que certains ne peuvent pas encore retourner au sein de leur famille »,


expliquent les responsables. Cette occupation prolongée des lits réduit mécaniquement les possibilités d’admission pour les patients nécessitant une prise en charge immédiate.


La famille au cœur du rétablissement


Face à cette situation, le CNSM insiste sur le rôle déterminant de l’entourage. Pour l’établissement, la sortie d’hospitalisation ne constitue pas la fin du parcours de soins, mais une étape vers la réintégration familiale et sociale.


« Accompagner, soutenir et favoriser la réinsertion d’un proche après une prise en charge psychiatrique fait partie intégrante de son parcours de rétablissement »


souligne la direction.


Le centre encourage ainsi les familles à accueillir, soutenir et accompagner les patients stabilisés afin de faciliter leur retour à la vie sociale. Une implication qui pourrait également contribuer à réduire la pression exercée sur les capacités d’hospitalisation.


L’appel lancé avant la rentrée scolaire


À l’approche de la rentrée, le CNSM demande par ailleurs aux responsables d’établissements scolaires de signaler la présence de personnes présentant des troubles psychiatriques aux abords des écoles via le numéro gratuit 1324.


Cette recommandation intervient après un incident survenu le 31 août près de l’échangeur du Lycée d’État, où un homme présenté comme souffrant de troubles mentaux aurait jeté des pierres sur des passants et des véhicules.


La direction reconnaît toutefois que la structure reste confrontée à des capacités limitées. Elle indique travailler avec sa tutelle pour renforcer l’offre de prise en charge.


Au-delà de l’urgence, cette situation relance le débat sur les moyens consacrés à la santé mentale au Gabon. Davantage de structures, de lits et de professionnels apparaissent nécessaires pour répondre durablement aux besoins.

Par Pamphil

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