GABON–BANQUE MONDIALE : HERMANN IMMONGAULT FIXE LE CAP POUR ACCÉLÉRER LES PROJETS PUBLICS
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et le nouveau représentant résident de la Banque mondiale au Gabon, Sylvain Kakou, ont défini jeudi une feuille de route commune destinée à accélérer la mise en œuvre des projets publics et à renforcer leur impact sur les populations.Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2025-2030 et entend répondre plus rapidement aux principales attentes des citoyens.
Des secteurs prioritaires ciblés
La nouvelle feuille de route accorde une attention particulière aux secteurs considérés comme prioritaires pour améliorer les conditions de vie des populations.L’approvisionnement en eau potable, l’accès à l’électricité, la modernisation des infrastructures urbaines, le renforcement des services sociaux et la transformation numérique figurent ainsi parmi les principaux domaines concernés.Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais de transformer les financements mobilisés en réalisations concrètes et directement perceptibles dans le quotidien des ménages
La Banque mondiale veut accélérer l’exécution
À l’issue de la séance de travail, Sylvain Kakou a réaffirmé la volonté de la Banque mondiale de rapprocher davantage ses opérations des réalités du terrain.« Notre objectif principal est de coordonner nos équipes avec les ministères sectoriels afin d’accélérer l’exécution des projets », a-t-il déclaré.Le représentant résident a également insisté sur la nécessité de créer un environnement économique favorable à la jeunesse et aux petites et moyennes entreprises locales.
Mettre fin aux dysfonctionnements
Hermann Immongault a, pour sa part, appelé à tirer les enseignements des difficultés rencontrées dans l’exécution de certains projets par le passé.Il a notamment pointé du doigt le cloisonnement des services administratifs, le chevauchement des compétences ainsi que les insuffisances en matière de suivi de l’exécution.L’objectif affiché est donc de renforcer la coordination entre les différents ministères afin d’éviter les blocages et d’améliorer l’efficacité de l’action publique.
« Une dictature de l’urgence »
Pour le vice-président du gouvernement, l’exécutif doit désormais conjuguer rapidité d’action et rigueur dans la méthode.« Nous sommes soumis à une dictature de l’urgence, parce qu’il faut faire vite, mais aussi à une exigence de méthode », a affirmé Hermann Immongault.Cette exigence repose notamment sur une meilleure utilisation des financements engagés et sur l’obligation d’obtenir des résultats mesurables.
Des financements au service des populations
À travers cette nouvelle dynamique, le gouvernement gabonais entend renforcer ses exigences vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.L’objectif est de faire en sorte que chaque investissement contribue directement à répondre aux besoins prioritaires des populations, notamment en matière d’accès aux services essentiels.« Chaque franc CFA dépensé doit répondre à une préoccupation sociale visible », a insisté Hermann Immongault.La feuille de route conjointe entre le Gabon et la Banque mondiale marque ainsi la volonté d’accélérer l’exécution des projets tout en renforçant leur efficacité et leur impact social.