FIN DES POLÉMIQUES
Dans une longue tribune, le ministre de l’Administration territoriale voit d’un mauvais œil les controverses autour de cette innovation. Il défend une décision qu’il considère comme salutaire et estime que les contestations ne sauraient remettre en cause sa légitimité.
Dans le droit chemin des réformes
Pour étayer son argumentaire, Paul Atanga Nji revient longuement sur le parcours politique de Paul Biya. Il cite notamment les réformes de 1990 ayant conduit à l’instauration du multipartisme, l’abrogation des lois d’exception et la suppression de la censure préalable de la presse.
Il rappelle également la position du chef de l’État sur la Conférence nationale souveraine.
« Je l’ai déjà dit et je maintiens ma position, la Conférence nationale souveraine est sans objet pour le Cameroun »
Dans sa lecture de l’histoire politique nationale, ces épisodes démontrent une constante. Paul Biya aurait toujours privilégié l’évolution des institutions en fonction des réalités camerounaises.
La vice-présidence en ligne de mire
C’est précisément cette logique que le ministre applique à la réforme constitutionnelle de 2026. Présentée devant le Parlement puis adoptée et promulguée, elle crée notamment le poste de vice-président de la République.
Paul Atanga Nji rejette les arguments de ceux qui cherchent à rapprocher cette réforme de modèles étrangers.
« Pourquoi le Cameroun devrait-il se préoccuper de ce qui se passe ailleurs ?»
interroge-t-il, avant de rappeler que le pays demeure maître de son destin.
Pour lui, les institutions camerounaises doivent répondre aux réalités nationales, et non reproduire mécaniquement des schémas extérieurs.
Opposition et vendeurs d’illusion
La tribune s’en prend également à certains opposants et acteurs de la société civile accusés de vouloir discréditer les réformes impulsées par le chef de l’État.
Dans ce climat, la mainmise supposée de certains acteurs sur le débat politique alimente les suspicions et les affrontements de discours. Mais pour le ministre, la controverse autour de la vice-présidence est vaine.
Il rappelle que la Constitution confère au président d’importantes prérogatives, notamment le pouvoir de nomination aux fonctions civiles et militaires.
« Paul Biya a raison »
Au terme de son argumentation, Paul Atanga Nji assume pleinement son soutien au chef de l’État. Il estime que Paul Biya dispose d’une vision à long terme et invite les Camerounais à reconnaître ce qu’il considère comme les avancées de son action.
La réforme apparaît ainsi comme une nouvelle étape sur le chemin institutionnel voulu par le président.
Et le ministre conclut sans détour.
« Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le président Paul Biya est un charlatan »
Une formule choc qui risque, à elle seule, de maintenir la vice-présidence au centre de la polémique politique camerounaise.