FIN ATELIER OACI
Organisée sous l’égide de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), cette rencontre, ouverte le 31 août, a réuni des professionnels et représentants du secteur aéronautique venus de plusieurs pays africains. Des organisations internationales, régionales ainsi que différents acteurs nationaux ont également participé aux travaux.
L’ambition affichée était de permettre aux participants de mieux maîtriser les principes liés à la planification de la sécurité aérienne, à la coordination entre les différentes parties prenantes et au pilotage des performances. Il s’agissait également de favoriser une appropriation concrète des dispositifs AFI-RASP et NASP.
Des travaux axés sur l’identification des risques
Durant les différentes sessions, les participants ont été amenés à examiner plusieurs dimensions de la gestion de la sécurité aérienne. L’identification des principaux risques auxquels sont confrontés les États, la hiérarchisation des priorités et la détermination d’objectifs adaptés figuraient notamment au programme.
Les travaux ont également porté sur la définition de cibles et d’indicateurs permettant de mesurer les progrès accomplis en matière de sécurité. La question du suivi des performances a occupé une place importante, avec l’objectif de permettre aux autorités et acteurs concernés de disposer d’outils susceptibles d’appuyer leurs décisions.
Au-delà des présentations théoriques, les échanges entre participants et les exercices réalisés en groupe ont donné une dimension pratique à la formation. Les différentes expériences nationales ont ainsi permis de confronter les approches et de mettre en évidence les enjeux communs auxquels fait face l’aviation civile sur le continent.

Des participants qui mettent en avant les acquis
À la clôture, plusieurs participants ont livré une appréciation positive de la rencontre. Philip K. Whoewieh, représentant anglophone du Liberia, et Djibril Seibou Sirifi, participant francophone représentant le Sénégal, ont notamment relevé la qualité des échanges intervenus tout au long de l’atelier.
Les deux participants ont également évoqué les conditions d’accueil et l’accompagnement reçus durant leur séjour à Libreville. Pour eux, les connaissances et les outils présentés au cours des cinq jours constituent des ressources susceptibles d’être mobilisées dans leurs pays respectifs afin de contribuer au renforcement des dispositifs nationaux de sécurité aérienne.
La clôture a été marquée par la remise des attestations aux participants. Ce moment est venu officiellement consacrer cinq jours de formation et de travail collectif autour des enjeux liés à la sécurité de l’aviation civile.
L’ANAC Gabon appelle à passer de la formation à l’action
Représentant le Directeur Général de l’ANAC Gabon, empêché, le Conseiller Technique M. Toussaint VOLANDONG a, pour sa part, souligné l’importance de cette rencontre pour l’Agence.
Dans son intervention, il a renouvelé les remerciements du Gabon à l’OACI ainsi qu’aux experts ayant contribué à l’organisation et à l’animation des travaux. Il a également salué l’implication des participants et la qualité de leurs contributions.
M. Toussaint VOLANDONG a surtout insisté sur l’étape qui doit désormais suivre la formation. La mise en application des connaissances acquises. L’objectif, selon lui, est de faire du NASP un instrument effectivement opérationnel au sein des États et de renforcer, à terme, la sûreté et la résilience du transport aérien africain.
« La réussite de cet atelier ne se mesurera toutefois pas uniquement à la qualité de nos échanges ici, à Libreville. Elle se mesurera surtout à notre capacité collective à transformer les connaissances et les outils acquis en actions concrètes dans nos États »
Une participation régionale diversifiée
La rencontre a rassemblé des représentants du Gabon, du Togo, du Tchad, de la Sierra Leone, du Sénégal, du Niger, du Mozambique, du Mali, de la Guinée équatoriale, de la République du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie et du Liberia.
Aux côtés de ces délégations figuraient des représentants de l’OACI ainsi que de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Cette diversité a favorisé la confrontation des expériences et la mise en commun des pratiques en matière de gestion de la sécurité aérienne.
Le secteur aéronautique gabonais était également représenté par plusieurs structures et opérateurs. Parmi eux figuraient l’ASECNA-Représentation au Gabon, Afrijet, le BEIAA, l’ASECNA (Délégations Aux Activités Aéronavales Nationales), SOLENTA Aviation, Fly Gabon et l’ANAC.
Des recommandations appelées à se concrétiser
Au terme de l’atelier, l’enjeu se situe désormais dans la capacité des différents acteurs à traduire les enseignements de la rencontre en mesures concrètes. Les acquis, conclusions et recommandations issus des travaux doivent servir de base à la poursuite des efforts engagés aux niveaux national et régional.
L’approche défendue repose notamment sur une gestion plus anticipative des risques, une meilleure utilisation des données de sécurité et une coordination accrue entre les différentes parties prenantes.
À Libreville, les cinq jours de travaux auront ainsi permis de renforcer les échanges autour d’un objectif commun. Inscrire la sécurité aérienne dans une démarche durable, fondée sur la prévention, la coopération et l’amélioration continue des performances.
Pour les États et les acteurs concernés, la prochaine étape sera donc de transformer les acquis de cette rencontre en pratiques opérationnelles, avec l’ambition de consolider progressivement une aviation africaine plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux risques.