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EBOLA : HÉCATOMBE

EBOLA : HÉCATOMBE
Épidémie d'Ebola en RDC : 3 226 morts et forte létalité.

En République démocratique du Congo, la maladie à virus Ebola continue de faire des ravages. Dans les provinces touchées, les structures sanitaires font face à une vague épidémique qui alourdit le bilan humain. Au 7 septembre 2026, le ministère de la Santé fait état de 6 686 cas confirmés, 3 226 décès et 1 563 guérisons. Le spectre d’une aggravation demeure.


48,3 % de létalité : le chiffre qui inquiète


Le chiffre fait froid dans le dos.  48,3 % de létalité. Autrement dit, près d’un malade sur deux parmi les cas confirmés est décédé. Sur 6 686 personnes infectées, 3 226 n’ont pas survécu, alors que 819 patients demeurent en isolement ou hospitalisés.


Ce bilan place la riposte sanitaire devant une équation particulièrement lourde. Même si des guérisons continuent d’être enregistrées, leur nombre reste nettement inférieur à celui des décès. Au cours des dernières 24 heures rapportées, 15 patients ont été déclarés guéris.


Aucun nouveau cas n’a par ailleurs été notifié au Sud-Kivu, dans la Tshopo et le Bas-Uélé durant cette période. Mais ces résultats ponctuels ne suffisent pas à écarter le risque d’une nouvelle accélération.


Six provinces sous pression


L’épidémie concerne six provinces et 61 zones de santé. L’Ituri reste l’épicentre, suivie de la Tshopo, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.


Dans ce contexte, la situation explosive redoutée par les autorités dépend notamment de la capacité à détecter rapidement les nouveaux cas et à suivre leurs contacts. Le taux de suivi atteint actuellement 85,3 %, tandis que la surveillance et la prise en charge se poursuivent dans les zones affectées.


Le vaccin Ervebo est également déployé dans plusieurs centres de traitement, parallèlement aux campagnes de sensibilisation et aux mesures de prévention.


L’épée de Damoclès reste suspendue


Malgré ces efforts, le bilan entretient les inquiétudes. Pour les populations vivant dans les zones affectées, Ebola demeure une véritable épée de Damoclès. Chaque nouveau cas peut potentiellement alimenter la transmission et accroître la pression sur les formations sanitaires.


La question devient alors incontournable. Où va la riposte alors que le nombre de morts reste aussi élevé ?


Les cris de détresse des communautés confrontées à l’épidémie donnent une résonance particulière à ce bilan. Avec une létalité de 48,3 %, les autorités sanitaires doivent continuer à renforcer la surveillance, la prise en charge et la prévention pour contenir la vague.


 

Par Pamphil

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