VISAS SIMPLIFIÉS
Dans un communiqué publié le 3 septembre 2026, la représentation diplomatique française a confirmé l’abandon définitif des dispositions controversées. Elle précise qu’elle
« n'entend pas ajouter à la réglementation en vigueur de conditions supplémentaires pour l'instruction des demandes de visas, et notamment subordonner cette dernière à la production de la preuve du paiement intégral des frais de scolarité sur une année ou de la disponibilité bancaire de la somme considérée »
Retour aux règles habituelles
L’ambassade indique notamment qu’aucun demandeur ne pourra être contraint de fournir la preuve du paiement intégral d’une année de formation ou de démontrer qu’il dispose, sur un compte bancaire, d’une somme équivalente aux frais de scolarité.
Elle précise également que toute interprétation contraire au communiqué publié le 10 juillet 2026 doit désormais être considérée comme « nulle et non avenue ».
« Toute interprétation ou disposition contraire titrée du communiqué de presse qui avait été publié le 10 juillet 2026 doit être regardée comme nulle et non avenue»
précise-t-elle.
Les dossiers de la campagne en cours seront donc examinés individuellement, conformément aux règles ordinaires applicables aux demandes de visas étudiants.
Les candidats ne seront plus tenus de verser à l’avance la totalité des frais réclamés par leur établissement d’accueil. Ils ne devront pas davantage immobiliser une somme exceptionnelle sur un compte bancaire avant l’étude de leur dossier.
Une mesure vivement contestée
La décision française met fin à une polémique déclenchée au cours de l’été. Le 10 juillet, le consulat avait annoncé de nouvelles exigences visant principalement les étudiants admis dans des établissements privés. Ceux-ci devaient justifier le paiement complet de leur première année d’études ou présenter la preuve du dépôt de la somme correspondante.
Cette décision avait suscité de nombreuses critiques au Cameroun. L’association Collectif des jeunes pour l’Accès aux Parcours d’études, connue sous le sigle CAP Études, avait saisi en urgence le tribunal administratif de Paris. Elle dénonçait une mesure jugée discriminatoire, injustifiée et incompatible avec les textes encadrant la mobilité internationale des étudiants.
L’association demandait au juge de suspendre immédiatement l’application de ces nouvelles règles.
Paris invoquait la hausse des demandes
Pour défendre sa position, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères avait mis en avant la forte pression exercée sur les services consulaires de Yaoundé et de Douala.
Dans son mémoire transmis au tribunal, le ministère expliquait que les demandes de visas d’études déposées au Cameroun avaient progressé d’environ 400 % depuis 2018. Plus de 6 000 candidatures auraient été enregistrées en 2025.
Les autorités françaises évoquaient également une multiplication des fraudes liées aux justificatifs de ressources. Selon elles, le renforcement des contrôles devait limiter les situations de précarité financière après l’arrivée des étudiants en France.
Des rendez-vous supplémentaires annoncés
Le retrait des mesures contestées modifie désormais le cours de la procédure engagée à Paris. Considérant que les demandes de CAP Études ont été satisfaites, le ministère des Affaires étrangères a demandé au tribunal administratif de constater qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
Sur le terrain, l’ambassade assure vouloir accélérer le traitement des dossiers en attente. En collaboration avec TLS Contact, son prestataire agréé, elle prévoit d’ouvrir de nouveaux créneaux de rendez-vous afin de réduire les délais et de faciliter le dépôt des demandes dans le respect des règles habituelles.