CHANTIERS RETARDÉS
Ces constats ont depuis alimenté une volonté affichée d’accélérer la réalisation des infrastructures attendues par les populations.
Camp-Boiro–Moukala : une route qui attend toujours
Parmi les dossiers les plus visibles figure la réhabilitation de l’axe Camp-Boiro–Izouwa-Moukala–Boulangerie de Matanda. Le chantier, intégré à une enveloppe de 7 milliards de FCFA destinée aux investissements à Port-Gentil, avait été lancé en avril 2024 pour une durée annoncée de six mois.
Deux ans plus tard, le projet accusait toujours un retard important. Une nouvelle relance des travaux a été engagée après la visite présidentielle. Les autorités locales ont ensuite lancé des travaux plus larges de réhabilitation des voiries urbaines.
Au lycée Ambouroue-Avaro, le chantier sous tension
Le deuxième dossier concerne le lycée Joseph Ambouroue-Avaro. Les travaux de réhabilitation et d’extension ont été signalés comme avançant difficilement.
Quelques jours après la visite présidentielle, L’Union apportait que l’adjudicataire du chantier faisait l’objet d’une procédure judiciaire liée à des soupçons de détournement de fonds publics, tandis que l’avancement des travaux était compromis. Ces accusations relèvent toutefois d’une procédure judiciaire et ne doivent pas être présentées comme une condamnation définitive.
Paul-Igamba : l’autre chantier sous surveillance
L’ancien hôpital Paul-Igamba constitue un autre point d’attention. Lors du passage présidentiel, L’Union rapportait qu’aucune activité n’était visible à l’intérieur de la zone sécurisée du chantier.
Ce constat place la réhabilitation de cette ancienne infrastructure sanitaire parmi les dossiers nécessitant un suivi particulièrement attentif.
Port-Gentil–Omboué : les derniers mètres qui tardent
Dernier dossier particulièrement scruté. La route Port-Gentil–Omboué. Alors que cette liaison constitue une infrastructure importante pour la mobilité et les échanges, les derniers travaux restaient à achever lors de l’inspection présidentielle.
Le constat dressé en avril 2026 était donc accablant. Plusieurs projets doivent désormais passer de la lenteur à l’exécution effective.
Depuis cette visite, les autorités locales ont annoncé et engagé de nouvelles actions sur les voiries, avec notamment la mise en place d’un dispositif de suivi des projets.