37 DÉTENUS MEURENT EN GARDE À VUE AU NIGERIA
37 morts après une opération contre l’exploitation minière illégale
L’affaire débute les 15 et 16 septembre 2026, lorsque le Nigeria Security and Civil Defence Corps mène des opérations contre des sites soupçonnés d’exploitation minière illégale dans les secteurs de M.I. Wushishi et Lukoto, dans l’État du Niger, au centre du Nigeria. Des dizaines de personnes sont alors arrêtées et placées en détention. Le 17 septembre, les autorités annoncent que 37 détenus sont morts alors qu’ils se trouvaient sous la responsabilité du NSCDC.
Maladie, surpopulation, manque d’air, que s’est-il passé ?
C’est aujourd’hui la principale question. Dans un premier temps, le commandement local du NSCDC a évoqué un possible épisode de maladie parmi les personnes détenues. Cette explication n’est toutefois pas considérée comme une conclusion définitive. Un survivant cité par Associated Press a décrit une cellule surpeuplée et insuffisamment ventilée, avançant l’hypothèse d’une suffocation. D’autres informations font également état de plus de 60 personnes détenues dans un même espace. À ce stade, aucune de ces hypothèses ne doit être présentée comme la cause établie des décès. Le gouvernement de l’État du Niger a mis en place une commission d’enquête et annoncé des examens médico-légaux et des autopsies destinés à déterminer les causes exactes des 37 morts.
Le responsable local du NSCDC suspendu
Face à l’ampleur de l’affaire, le gouvernement fédéral nigérian a ordonné la suspension immédiate du commandant du NSCDC dans l’État du Niger, Suberu Siyaka Aniviye, pendant la durée de l’enquête. Le ministre nigérian de l’Intérieur a également demandé une enquête complète sur les circonstances des arrestations, de la détention et des décès.
La colère gagne les rues de Minna
La mort des 37 détenus a rapidement provoqué des manifestations dans plusieurs secteurs de Minna, capitale de l’État du Niger. Des centaines de personnes sont descendues dans les rues pour demander des explications. Des affrontements ont ensuite éclaté entre certains manifestants et les forces de sécurité. Selon des témoins interrogés par Reuters, les forces de sécurité ont fait usage de munitions réelles pendant les troubles. Des bâtiments publics ont également été pris pour cible par certains manifestants. D’autres sources rapportent l’utilisation de gaz lacrymogènes par la police.