RÈGLEMENT BUDGÉTAIRE
Une économie confrontée à un environnement international incertain L’exercice 2025 s’est déroulé dans un contexte mondial marqué par les tensions commerciales, les conflits géopolitiques et la volatilité des matières premières. La croissance mondiale s’est établie à 3,5 %, tandis que le commerce international des biens a progressé de 4,1 %. Au Gabon, la croissance du PIB a atteint 3,2 %, contre 3,4 % en 2024. Cette évolution repose notamment sur la progression de 4 % du secteur hors pétrole, qui a permis de compenser le recul de 3,3 % du secteur pétrolier. Les investissements soutiennent l’activité Selon le communiqué final, cette dynamique économique a également bénéficié de la poursuite des réformes et des investissements du Plan national de développement pour la transition 2024-2026. Les secteurs routier, ferroviaire, énergétique et social figurent parmi les domaines concernés. Cette orientation vise à renforcer les infrastructures et à diversifier progressivement les moteurs de l’économie nationale, dans un contexte où la dépendance aux matières premières demeure un enjeu important. Un solde budgétaire excédentaire Arrêtée en équilibre à 4 204,9 milliards de FCFA, l’exécution de la loi de finances 2025 fait ressortir plusieurs résultats. Les opérations budgétaires dégagent ainsi un solde excédentaire de 172,8 milliards de FCFA. En revanche, les opérations de trésorerie et de financement affichent un solde déficitaire de 144 milliards de FCFA. La comptabilité générale présente, pour sa part, un résultat positif de 161,1 milliards de FCFA. La loi de règlement, un instrument de transparence La présentation de ces résultats permet de rapprocher les prévisions budgétaires de leur exécution effective et d’apprécier la situation financière de l’État. Elle constitue également un instrument de transparence dans la gestion des ressources publiques. Une meilleure lecture des résultats financiers Le projet de loi de règlement offre ainsi une base pour renforcer le suivi budgétaire, identifier les écarts entre prévisions et réalisations et améliorer la programmation des exercices futurs. Il permet également de disposer d’une lecture consolidée des résultats financiers de l’État et de soutenir une gestion publique davantage fondée sur les données d’exécution.